Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
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1963
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493
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Charles Albert et la Seconde République 493
la France avant d'en ètre informe, suggestion que je me promis d'observer en lui assurant qu'il était dana l'intention formelle de mon Cabinet que je ne fasse rien sans l'assentiment de PAnglcterrc . Si la situation l'exigeait, il me semblc qu'il serait alors urgent d'amener le Gouvernement Francais à signer une convention d'intervention éventuelle, c'est à dire qui ne devrait jamais avoir lieu sans une requete formelle du Gouvernement du Roi. Une convention de ce genre, tandis qu'elle nous garantirait contre toute idée d'intervention francaise si le Gouvernement du Roi ne la jugeait pas profitable, produirait à mon avis en Europe un effet moral qui nous serait très avantageux et servirait ainsi à nous faire obtenir des conditions de paix plus avantageuses . Somme tonte, la manoeuvre diplomatique anglo-sarde touchait au succès; il n'y avait plus à craindre une action spontanee de la France et la Seconde République était prète à travailler pour le Roi de Sardaigne.
Le 4 aoùt, Bastide informa Reiset des décisions prises, mais avec d'autres mots: Le Gouvernement de la République accorderà l'interven-. tion lorsqu'elle lui sera demandée; il raccorderà loyalement, avec désin-téressement, sans aucune vue d'ambition et de conquéte et à des conditions parfaitement acceptaHes. Nous nous sommcs nettement expliqués avec l'ambassadeur d'Angleterre sur nos intentions, et son gouvernement, auquel il en a rendu compte, paraìt rendre justice aux nécessités de no tre situation, Du reste nous ne considérons pas comme impossible une solution des affaires d'Italie par voie de négociation et de médiation, et cette voie, nous la tenterons volontiers s'il y a lieu, tout en nous montrant prèts à intervenir plus énergiquement, s'il le faut . )
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En ces jours diniciles, la lenteur des Communications favorisait les iausses nouvelles. Ainsi lorsque Reiset arriva à Milan le 3 aoùt, il dit avoir appris afficielleinent du Ministre Lisio que le gouvernement sarde avait demandò l'entrée immediate de troupes francaises en Italie . En fait, ce ne fut que dans l'après midi du mème jour que Casati, ayant enfin l'auto-risation exprimée la veille par le Roi, proposa au Conseil des Ministrcs
l) La presse parieienne no parait pas avoir su Io vroi raotif de la venue de Bicci à Paris. Le Journal dea Débats du 4 aoùt indiqua quo le diplomate sardo avait demandò*: la coopération de quelqneB officiexa d'état-major et la fournitnre dtapprovisionnemont militairc, Bttrtout d'un matérial de siège destànfi à reraplaoer colui qui a été perdu dans les combats livrés sur le Mincio