Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
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1963
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Charles Albert et la Seconde République 495
tide, *) égalemcnt envoyée à Brignole, était, en revancke, plcine de mots flatteurs: Nous connaissons trop bien les sentiments de bienveillance dont le Gouvernement Francais est anime envers celui da Roi, ainsi <jue ceux de Votre Excellence en particulior, pour n'étre pas assurés de trouver de sa part l'accueil le plus loyal et le plus fraternci et toutes les facilités désirables pour l'arrangement propose .
Àvant que ces documents ne soient remis au ministre francais des Affaires Etrangères, Guerrieri lui adressa le 5 aoùt un appel pressanti Nous sommes dans un moment suprème et c'est avec le coeur plein de foi dans la générosité de la France que nous en invoquons le puissant seeours . Le 6 aoùt, ce fut au tour d'Albert Ricci de présenter à Bastide une note disa nt qu'il s'attendait à recevoir d'un instant à l'autre l'ordre formel de demander rentrée immediate en Italie d'un corps de troupes frane aises ; comme cela était loin des trois mois de del ai dont il pari ai t à Cavaignac deux jours plus tòt! Cette arrière-pensée dieta peutètre certaines pnrases de la réponse dn ministre, le 7: U ne parait pas qu'il y ait utilité à rediger les termes d'une convention relative à l'intervention des troupes de la République Francaise en Italie avant pie cette inter-vention elleméme n'ait été demandée ou résolue . Plus loin la politique précédente de Turin était rappelée, sans doute pour bien situer les respon-sabilités, dans ces mots: exprima nt l'espoir que les gouvernements actuels des états d'Italie auront été bien inspirés dans leurs résolutions antérieures et, qu'ainsi qu'ils l'ont espéré, l'intervention armée de la France ne sera point indispensable à la nationalité italienne, que rien, dans les événe-ments prochains, ne viendra appeler tardivement, mais nécessairement, la République à prendre dans la guerre d'Italie un ròle qui eùt été facile à une autre epoque, mais qui aujourd'hui pourrait amener dans les affaires européennes une grave et fàcheuse complication . Le méme jour, Bastide informait le ministèro piémontais des négociations en cours: En attendaut cette demande de concours qui m'est annoncée par M. le marquis de Brignole, j'ai l'honneur de faire connaitre à Votre Excellence que nous avons ouvert avec Son Excellence Lord Normanby une conférence qui n'est encore qu'officieuse afin d'arriver par une médiation des deux Gouvernements de la République et de S. M. la Reine au but si désirable de la pacifìcation et de l'indépendance de l'Italie. Nous avons l'espoir que ce but sera atteint .
Tont cela était écrit lorsque, toujours le 7 aoùt, mais à la fin de la matinée, Brignole remit à Bastide le demande sarde de la coopération d'un corps d'armée pour assurer le triomphe de l'indépendance italienne que les
U Pour toutes leu dmarchea faites auprès de Bastide: Paris, Arch. Aff, Etr. S.vn-DAIGNE. Corr. Poi. n321, f239, 241, 250-251, 255-256, 257, 258-259.