Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <496>
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496 Ferdinand Boyer
récents succès de l'armée enneade ont momentanément compromis ; ainsi s'exprimait la note adressée par Pambassadeur au Ministre et il ajoutait: Je regarde comme de la plus haute importance que, si le Gouver-nement de la Répubìique nous accorde la cooperation. militaire que nous invoquons, cette réponse nous soit donnée sans le moindre délai. Le seni effet moral de cette décision sera très grand; il préviendra pcut-etre de grands malhcurs, de graves complications . L'ambassadeur précisa-t-il les termes de la convention désirée par Turin? On peut penser que non après avoir lu le dernier paragrapbe de sa note: Aussitdt que Votre Excel-lence m'aura donne connaissance des déterminations du Cabinet francais sur la demande qui fait l'objet de cette lettre, j'aurai l'honneur de lui soumettre les bases de la convention qu'il sera nécessaire de stipuler afin de régler de common accord la mise en exécution du concours accordò . Faut-il penser qu'à cette date, Pareto, Brignole et Albert Ricci, renoncant au jeu de bascule entre la France et TAngleterre, souhaitaient vraiment la venue des troupes de la Seconde Répubìique avec la mème vigueur que les chefs politiques lombards? Non, car deux lettresl) de Ricci, en date du 8 aoùt, montrent que le jeu subtil de la diplomatie sarde con­timi ait. Dans la première, l'envoyé extraordinaire de Turni relatait les faits de la veiUe. La journée avait commencé pour lui par une longue conversation avec Normanby qui lui fit connaìtre que l'Angleterre con-sentait à se charger de la médiation de cette affaire, mais qu'elle ne pourrait jamais prendre la moindre part à une intervention, ne voulant pas con-courir à dépouiller de vive force l'Autriche de ses possessions italiennes, mais bien lui faire entendre que son véritable intérét voulait qu'elle xenoncàt à la Lombardie moyennant des compensations équitables. Lord Normanby est d'opinion que l'Autriche ne voudra plus entendre parler de cession de territoire au delà de l'Adige, et c'est pourquoi il a formelle-ment désapprouvé l'envoi de troupes à Yenise . Ces derniers mots iacitent à croire que le diplomate britannique avait été rais au courant dea termes de la convention francosarde élaborée à Turin le 4 aoùt et qui demandaient à la France le débarquement de dix mille soldats à Yenise. En fait Nor­manby se montrait oppose à tout accord militaire direct entre Paris et Turin; à tout ceci, Ricci ne dit pas avoir répondu un seul mot... Il assista plus tard avec Brignole à la oonférence organisce par Gavaignac et Bastide; Normanby y était aussi qui xepoussa l'idée d'une action militaire en termes plus enveloppés, faisant observer à Gavaignac que la déclaration formelle d'une intervention pourrait mure au succès de la médiation, car l'Autriche trouverait incompatible avec sa dignité de traiter sous le poids d'une inter*
J' Tana. Archivio di Stato. Missioni Spedali 184, n 5.