Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <497>
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Charles Albert et la Seconde République 497
vention réalisée avant d'avoir entamé des négociations amicales , Ricci définissait l'attitude francaise: si Radetzky entrait en Piémont, la France n'hésiterait pas un instant à intervenir; sinon, la crainte d'une guerre européenne faisaìt souhaiter par les gouvernants et Ies députés une entente préalable avec l'Angleterre; en attendante les préparatifs militaires étaient continués; La concentration des troupes près de nos firontières s'effectue avec la plus grande activité de sorte que, au point de vue de l'effet mora! à l'étranger, le résultat que l'on voulait obtenir est en partie atteint > Ricci terminait par des conseils: Ce qui en attendant me parait le plus urgent à faire est de déployer tout notte effort pour continner la guerre et Tinsurrection en Italie de facon que l'on ne puisse nous opposer l'irrésis tibie argument des faits accomplis. Si ceux-ci étaient à no tre avan tage, on serait dispose à consentir à tout, mais s'ils nous sont contraires, ce sera une obliga-tion de nous y soumettre. Jamais le vieux proverbe italien n'a été applique plus qu'en ces temps-ci: Le monde est à qui le prend (Il mondo è di chi lo pi­glia). Ceci, et non un autre, est actueUement le droit international européen. La deuxième lettre, écrite aussi le 8 aoùt par Ricci à Pareto annonca que Normanby venait de recevoir de Londres le pouvoir de concourir avec la France à la médiation entre les belKgérants; en conséqaence le Cabinet francais s'est résolu à répondre à la demande de secours, remettant à PAmbassadeur une réponse dans laquelle la France promet de maintenir le programme de M. de Lamartine et déclare donc vouloir assurer Findépen-dance de l'Italie. La facon par laquelle on propose d'arriver à ce résultat est avant tout la voie des négociations, mais, d'après ce que m'a dit le general Cavaignac, il aura recours à d'autres moyens aussi, si le précédent ne réussit pas à faire atteindre le but. L'accomplissement final de l'inde-pendance italienne semble donc ne pas devoir écbouer . Donc, malgré les réserves faites par la Grande Bretagne, la Seconde République envisageait toujours une médiation arme e. Ricci éprouvait cependant une inquiétude suggérée par Normanby: selon ce dernier la France se montrait peu favo-rable à la formation d'un état unique dans le nord de l'Italie et appuierait peut-étre la création d'un royaume lombardovénitien sous un archiduc. On retrouve là les déformations systématiques de la diplomatie britaunique créatrice de défiance envers la Seconde République. Ricci conseillait donc de provoquer sana tarder, dans les diverses populations, des manifestations en faveur du mainticn de la rusion avec la Sardaigne; il recommandait aussi de reconnaitre enfin oniciellement la République Francaise et d'adop-ter envers les agente de la France en Italie toutes les séductions imagi-nables... pour les rendre favorables aux intéréts sardes. En mème temps, disait-il, il conviendrait que le journalisme italien agisse dans le mème but, car il est hors de doute que, là où l'opinion publique se montrera