Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <498>
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Ferdinand Bayer
d'accord à ce propos, les Puissances médiatrices devront eri tenir compte . Ricci répétait enfin, après Briguole, que, selon les déclarations explicitcs du Gouvcrncmcnt francais, celui~ci ne demanderait aucune compensation territoriale en cas d'agrandissement du royaume sarde.
La lettre écrìte par Bastide à Brignole, le 8 aoùt également, confirma la politique adoptée dans les réunions anglo-franco-sardes; elle finissait ainsi: J'espère fcrmement que la voix de la Francc unie à celle de l'An­gleterre sera écoutée et que nous arriverons par des voies pacifiques au but d'humanité et de liberto que nous nous proposons d'atteindre. Quoi qu'il en soit du succès de nos efforts et de l'offre toute amicale de nos bons offices, soyez certain, Monsieur, que la République Francaise ne manquera pas à la dette d'honncur qu'elle a voloiitairement contractée quand elle s'est promis à eile-mème l'afFrancnissement de l'Italie .
Ainsi le voeu exprimé le 1" aoùt par Brignole et le 2 par Albert Ricci à Normaitby d'une action conjointe de l'Angleterre et de la France pour obtenir de l'Autriche un réglement pacifiquc était exaucé une semaine plus tard. Palmerston s'était décide dans les derniers jours de Juillet au róle de médiatenr et il en avait parie le 30 à l'ainbassadeur de Sardaigne, dans un esprit toujours hostile à la Seconde République;lf La France pour le moment est dans un état d'asphyxie, il faudrait en profiter pour arranger vos afiaires, avant qu'elle ne reprenne la liberté de ses mouvements . Et il suggérait qu'une note lui soit adressée par Turiu, proposant le Piave pour frontière et la prise en charge d'une partie de la Dette autricnienne. Le lw aoùt, Pareto chargea Revel de dire à Palmerston que, si les conditions offertes au Piémont n'étaicnt pas honorables, il devrait, cédant au voeu du pays , faire appel à la France. De Londres, le méme jour, Revel envoyait la définition de l'attitude anglaise: favorable aux gouvernements libéraux ainsi qu'à un état de l'Italie du Nord qui inquiéterait la France, jugeant impossible dans un temps... calculable ime Italie unitaire, n'ayant aucune confiance dans la stabilite des cboses à Paris... , professant une grande sympathic pour l'Autriche. Le 2 aoùt, Tallenay 2) vit Palmerston à deux reprises, avant et après le Conseil des Ministres; le Secrétaire d'Etat, informe par Normanby de ce que Cavaignac et Bastide avaient dit d'une intervention possible de la Seconde Répu­blique en Italie, déclara faire une j uste part aux nécessités de sa posi-tìon. Toutefois il pensa it qu'une offre de médiation fai te à l'Autriche par la France et l'Angleterre pourrait encore parer aux dangers d'une
'' Tonte les citations do lettre de Pareto Revel, ou inversemeot, vieoneut de F, CUBATO, op. cfc., I, 187, 189 192, 194.
2) Pari. Areh. Aff. Etr. ANCLBTERRE. CO. PoL n67l, f 13-16.