Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <499>
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Charles Albert et la Seconde République 499
intervention... . Corame base de aégociation, Palmerston voyait Parme à la Sardaigne, la Lombardie libre de son destin la fusion avec la Sardaigne n'était pas évoquée! , Plaisance à l'Autriche, la Vénétie organisée à part mais sous la suzeraineté de l'Empire et avec un archiduc autrichien pour vice-roi. Le mème jour, Palmerston exprima à l'envoyé autrichien Dietrichstein l) la surprise que lui causaient Ics événements: c'est l'Adige et non le Piave, auraitil dit, qui doit étre la frontiere; et il lui communiqua le 4 aoùt son projet de médiation, souhaitant que l'Autriche Facceptàt pour ne pas rendre inévitable l1 intervention armée francaise. Le 5 aoùt, Normanby assura le Secrétaire d'Etat au Foreign Office que Cavaignac et Bastide acceptaient les grandes lignes de son projet; le 8, il transmettait leur acceptation du texte redige à Londres.
Des courriers francais et anglais partirent aussitót pour Turin et Inns-brizek, apportant à Reiset et Abercromby d'une part, à Delacour etPonsonby d'autre part, les instructions de leurs gouvernements. Bastide 2J y pari ai t de médiation commune et amicale avec, pour bases, un armistice, la renon-ciation de l'Autriche à la Lombardie qui garderait à sa ebarge une proportion équitable de la Dette de l'Empire, la fusion Lonibardie-Piémont reconnue de facto, la Yénétie demeurant sous la souveraineté de l'Autricbe avec gou-vernement et administration séparés, Parme et Modène libres de se réunir à qui bon leur semblera . De son coté, le 7 et le 8 aoùt, Palmerston com­menta ses propositions pour Revel: Je crois que nous réussirons dans une médiation. La Lombardie resterà au Piémont; quant à Venise, la force vous a manqué pour la prendre... ; il répéta encoresa conviction que l'Autricbe accepterait la médiation et que, d'après les a vis qu'il recevait de Francfort, il ne voyait pas de difficulté insurmontable à ce que la Lombardie nous reste.
G'était en Autriche, victorieuse à Custoza, que les médiateurs crai-gnaient de trouver le moins de bonne volonté. Mais, xnoins bien informés du renversement de la situa tion, les journaux de Paris et de Londres deman-daient surtout aux Italieas de consentir à négocier. Le Journal des Débats du 5 aoùt assurait que Charles Albert avait rallié à Milan l'unanimité des coeurs , mais regrettait les bulletins trompeurs du general Salasco et l'insuffisance de l'effort militaire en Lombardie et Vénétie, où Fon s'était égaré ce en vaincs querelles d'amourpropre municipal et provincial . Le 6 aoùt, le mème quotidien rappelait que l'Italie, au début de la guerre sembiait avoir plus de crainte encore de la France que de l'Autriche, de ses aìliés que de ses ennemis. Aujourd'hui que la chance tourae et que la fortune devient infidèle, on nous envoie, dit-on, ambassadeur sur ambas-
*) BARBIERI, ori. cit., p. 704.
2> Paris. Arph. Aff. Etrang. AUTRICBE. Gorr. Poi. n<> 436, f 64.