Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <500>
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Ferdinand Buyer
sadeur pour demandcr nolre secours... et le journal conseillait aux Italieus de consentir à une transaction, à des sacrilìces. L'ergane londonien le Times était plus bruta! dans un article reproduit par le Journal des Débats du 5 aoùt: Tous Ics efforts de Charles Albert, avec 6es croisés bruyants et vantards, ont échoué dans l'Italie basse et centrale... Que dire du Gouvernement Provisoire de Milan, de ses actes et mème des Lombards en general? En vérité, en lisant les rapports de ce qui se passe journellemen t dans certe ville, nous croyons lire les faits et gestes d'une junte espagnole pendant les guerres de la péninsule... L'union du Piémont, de la Savoie et de la Lombardie, qui formcrait ainsi une monarchie d'au moins scpt mil-lions d "habitants, obtenue en une campagne peu longue et peu sanglante, n'est pas, ce nous semble, un résultat à dédaigner .
De fait, à défaut de la victoire decisive qui aurait exclu l'Autrichc de la péninsule italique, le Roi et les ministres de Sardaigne furent satisfaits de la médiation anglo-francaise annoncée le 8 aoùt. Si plus tard, des poli-ticiens et méme des historiens, ne connaissant pas ce que renfermaient les archives, jugèrent que Turin avait été alors dupé par Paris, le Roi Charles Albert, Pareto et leurs ambassadeurs dirent leur satisfaction: leur jeu de bascule entre la Grande Bretagne et la France avait porte ses fruits; Pal-merston, stimulé par la crainte d'irne action militaire de la Seconde Ré-publique, avait accepté d'étre un médiateur; Cavaignac et Bastide aussi, retardant une intervention dont ils assuraient d'ailleurs qu'eUe n'aurait déclenché ni propagande révolutìonnaire, ni exigences territoriales. Et certe médiation avait été précisée à Paris en des conférences ou les diplomates sardes furent souvent appelés par les représentants de la France et de l'An-gleterre. Satisfaction, soulagement, espoir, tels furent les sentiments exprimés à Turin. Brignole lui-méme dormait le ton, de Paris le 9 aoùt, parlant de la réponse très satisfaisante à mon avis obtenue du gouverne­ment franeais. Dieu veuille que la médiation unanimement offerte par les deux puissances nos amies soit acceptée par l'Autriche et nous procure la paix sur les bases proposées par elicsi La médiation offerte n'empèche pas la France de se préparer à la coopération promise solennellement en cas d'cchec et les ordrcs sont déjà donnés pour grossir l'Armée des Alpes et la condurre
jusqu'à notre frontière .
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Mais la diplomatie;: qu'eUe soit anglaise, francaise ou sarde, aliait moins vite que l'armée autrichienne devant des troupes piémontaises dont là force était brisée. Reiset le constata à Milan1) dès son arrivée le 3 aoùt:
') Lea Icttrca écritcs par Reiset de Milan entre le 3 et le 7 aoùt sont à Paris. Arch. Aff. Etr. SAHDAICNE. Coir. Poi. n 321, f 233 à 253. Pendant ce temps le Consul Dcnois se morlbntlait à Lyon attczidunt vaineznent des instructions du gouvernement; il ne rcvint à son poste <jue le 15 aout.