Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <503>
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Charles Albert et la Seconde République 503
ir avait plus besoin du secours de la France et que, si les troupes d'Oudinot étaient déjà entrées en Savoie, il fallait les faire revenir sur leurs pas, sans quoi Radetzky accuserait le monarque de mauvaise foi. Les ministres déniissionnaires s'y refusant, Charles Albert chargea Ottavio de Revel de faire connaìtre à Reiset qu'avec la formation du nouveau niinistère, on xenoncerait à invoquer le secours des armes francaises... Au contrarre, Pareto écrivait à la mème date à Villamarina, après avoir présente les faits de la guerre sous le jour le plus optimiste: A tout cela on doit ajouter l'importante nouvelle que la France s'est décidée pour l'intervention armée en notre faveur. Le valeureux et habile general La Morìcière est destine à prendre le commandement de Farmée francaise des Alpes, prète à les franchir au premier signal. Mais, pour l'instant, il y a un armistice... Avant l'entrée des troupes francaises, il y a l'essai d'une négociation amicale avec la médiation anglcfrancaise... ; et le ministre précisait en postscriptum: La France s'est montrée disposée à intervenir avec le plus généreux désintéressement .
Le dissentiment entre le souverain et le niinistère Casati se mani­festa dans la longue lettre écrite par ce dernier à Charles Albert, le 11 aoùt probablement, acte d'accusation précis et circonstancié contre l'état major piémontais, contre les conseillers du Roi, contre le clique ré action-naire qui participait indirectement au pouvoir sans en partager les respon-sabilités .*) On y lit ce jugement sur l'armistice conclu précipitamment de facon inexplicable, illégal dans la rédaction, inconstitutionnel dans la forme, très funeste par les conséquences qu'il peut produire . Le Roi y recevait le conseil, s'il n'obtenait pas la Lombardie par la médiation, de reprendre la guerre avec l'aide promise par la France. Quelques jours plus tard, le 18 aoùt, fut publiée, dans la parile ofEcielle de la Gazzetta Piemon­tese, une déclaration résumant les critiqu.es des ministres démissionnaires: la France y était dite: nation généreuse, gardant le souvenir de ses frères d'armes italiens avec qui elle partagea les lauriers des champs de bataille sous les glorieux drapeaux de Napoléon... . Sur un point, Casati et ses collègues firent appel à Londres et à Paris par une note du 13 aoùt2) remise à leurs représentants à Turin à propos de l'armistice: Cet acte, disaient-ils, qu'on a qualiné de convention, a une partie qui est relative à des mesures militaires et une antro qui peut ètre considérée comme poli-tique. Le Ministère, qui n'a pris aucune part à cet aote ne saurait le regarder
1) Ai risi cu juge L. MARCHETTI, Secondo Ministero, p. SI. Le tcxtc de la lettre se trouvc pp. 118-127.
*) Lea notes échangéea avec Reiset se trouvent à Paria, Arch. Aff. Etr. SAKDAIGNE. Corr. Poi. n 321, f 281 et 287. Cèllee re<jues par Abcrcromby aont dans F. CUBATO, op. e., I, pp. 201, 203, 212.