Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <504>
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Ferdinand Bayer
comme legai et il ne pourrait lui reconnaitre aucunc valeur. Il croit donc de son devoir de protester contre tout ce qu'il pourrait y avoir de politique dans cet acte et de déclarer qu'on ne pò urrà jamais le considérer comme un titre qui doit servir de base aux négociations. Reiset et Abercromby firent la mème réponse, chacun écrivant: L'armistice ayant été imprimé par ordre du Roi dans la Gazzette Plémontaise, journal ofiìciel du Royaume, il ne pouvait accepter la déclaration de Pareto que comme une protestation. personnelle . Le 14 aoùt, le ministre sarde répliqua par une note plus longue: Cet acte... est nul de plein droit quant à la partie politique; ... un acte... politique... ne doitil pas... ètre revétu de la signature d'un ministre responsable? . Reiset et Abercromby maintinrcnt leur position et Pareto, le 18 aoùt, à la veille de quitter le ministère, répéta sa protes­tation; il craignait assurément que les articles de l'armistice fixant le retrait des troupe sardes de la Lombardie, de Parme et de Modène soient considérées comme annulant les votes des populations pour l'union avee le Piémont; c'était l'ultime manifestation de ce qu'on a pu appeler le parti milanais, manifestation inutile comme l'avaient été pxécédemment ses prises de position en faveur de Falli ance francaise. Dès le 13 aoùt, Reiset avait écrit à Bastide: Gette protestation est plus que tardive; elle ne pouvait ètre utile qu'autant que le Roi n'aurait pas été investi de tous les pouvoirs pendant la durée de la guerre. De son coté, Adrien de Revel informait Pareto, le 18 aoùt, que Palmerston jugeait inconstitutionnelle la protestation des niinistres et n'en retenait qu'une déclaration, celle que les termes de rarmistice ne pouvaient préjuger les questàons que tran-cherait le traité de paix.
Les nouvelles d'Italie n'ctaient connues à Paris et à Londres que trois à quatrc jours plus tard. La capitulation de Milan, conci uè le 5 aoùt, ne fot annoncée à Paris que dans la soirée du 9 et encore cela fut considéré corame douteux. Bastide signa ce jour-là une note pour Normanby résu-mant les bases de la mèdiation commune qui avaient inspiré la veille les instructions aux ambassadeurs de France et d'Angleterre à Turin et à Vienne; le 11 aoùt, Normanby reto urna à Bastide une note de mème rédaction, ce qui scellait l'accord cntre Paris et Londres pour une média-tion amicale , Gette forme d'action suflìrait-elle à ramener la paix dans les condìtions énoncées?
On ne le croyait pas à Paris et, malgré les troubles intérieurs qui firent maintenir l'état de siège jusqu'en octobre, malgré le déficit dans la rentrée des impdts qui obligea le gouvernement à emprunter cent cin-quante millions de francs à la Banque de France, malgré les diincultés qui avaient fait dire de la France par Palmerston qu'elle était asphyxiée , les mesures destinées à renforcer l'Armée des Alpes furcnt rapidement