Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <505>
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Charles Albert et la Seconde Répuòtique 505
priscs. La Moricièrc en informait Oudinot le 3 aoùt: la 3*"" Division, com* mandée par le general Magnan, quitterait dèa le lendemain le camp de SaintMaur près de Paris pour rejoindre la région de Bourg; tonte PArm.ee des Alpes devait avancer vers la frontière: la 1*" Division de Grenoble vers Briancon, la 2èra* de Lyon vers Grenoble, la 3*1** de Bourg vera Grenoble; une 4tert Division était prévue qui se rassemblerait autour de Lyon. H ne s'écoula pas un jour du mois d'aoùt sans que partit du Ministère de la Guerre quelque ordre nouveau pour mettre en route des hommes et du matériel. Le 15 aoùt, Cavai gn a e demandai t à La Mori ci ère un tableau des emplacements par brigades de l'Armée des Alpes. La presse sigualait cette activité; ainsi le National du 18 aoùt publiait cet extrait du Peuple Sou-verain, journal de Lyon: Depuis plusieurs jours notre ville est remplie de troupes; des régiments de toutes armes arrivent de tous cótés; plusieurs sont dirigés sur la frontière pour renforcer l'Armée des Alpes qui se grossit tous les jours; il paraìtrait que le Gouvernement, malgré la probabilità de la non-intervention, se tient en mesure de pouvoir, au premier casus belli, mettre en campagne une armée nombreuse et aguerrie .
Le Gouvernement Frane.ais souhaitait que la mediation fut armée; Albert Ricci l'écrivait à Pareto x) le 10 aoùt; il rapportali aussi, mais sans y croixe tout à fait depuis qu'il savait la capitulation de Milan, les propos optimistes de Normanby: Le Cabinet de Londres a le ferme espoir de pouvoir aboutir à un arrangement avantageux et obtenir l'éva-cuation de la Lombardie . Sceptique, Ricci conseillait à son gouvernement de prendre sans retard une attitude menacante sur la frontière, pour que cet état de eboses, compromettant la paix en Europe que l'Angleterre veut mantenir à tout prix, celle-ci s'attaebe à obtenir pour nous des conditions plus avantageuses . Cbarles Albert devait déclarer vouloir appliquer en Italie le nouveau droit public européen proclamò par la France et accepté par l'Autriche ellemème... contre le Danemark,... le principe de Pindépen-dance des nationalités . Comme Ricci, Brignole constatait ce qu'avait de limite i'appui donne par la Grande Bretagne à la cause italienne; le 11 aoùt, revenant du Ministère des Affaires Etrangères, il disait y avoir 2) appris avec certitude que le Cabinet Francais, ayant propose à Lord Palmerston de stipuler un arrangement pour établir une médiation armée qui assuràt, plus efficacement que ne pourrait le faire une simple média­tion amicale, l'accomplissement du but que les deux puissances se sont propose en intervenant dans la question italienne, le Ministre Britannique vient de répondre que cet arrangement ne lui parait pas, quant à présent,
>) Turin. Archivio di Stato. Mistioni Speciali 1848, n 5. 2) Ibid. Lettere Ministri in Francia 1848, aP 277.