Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno
<
1963
>
pagina
<
506
>
506
Ferdinand Boxer
nécessaire . Brignole ne s'etonnait pas de eette réponse: comment, obser-vaitil, Palmerston conscntiraitil à ce qui serait une véritable alliance offensive avec la France contre l'Autriche ancienne et naturelle alliée de la Grande Bretagne? .
Cette démarche à Londres avait été confiée par Paris à un nouveau représentant, Gustave de Beaumont, qui arriva le 9 aoùt dans la capitale anglaise, avec, à ce qu'il semole, des instructions particulières de Cavaignac. La Grande Bretagne se décidait ennn à reconnaitre la Seconde République et la reine Victoria devait recevoir Beaumont le 15 aoùt. Le nouvel am-bassadeur, à peine arrivé, rendit visite à Palmerston.1) à qui il apprit la capitulation de Milan, mais le Secrétaire d'Etat au Foreign Office venait de recevoir de Lord Cowley, son représentant à Francfort, une lettre datée du 6 aoùt assez encourageante. Cowley aflirmait que si l'Autriche aspirait à rétablir sa souveraineté sur la Lombardie, il n'y aurait qu'une voix dans l'Assemblée Nationale de Francfort pour lui donner tort ; M. de Wessen-berg, un des ministres de l'archiduc Jean, Vicairc de l'Empire, indiquait l'Adige comme frontière probable; il était sérieusement question à Francfort d'envoyer à Vienne, au noni de la Confédération Germanique, un mé-diateur dont l'office serait surtout de peser sur l'Autriche pour la renare modérée dans ses prétentions malgré ses récents succès... . Deux lettres, écrites à Paris le 9 aoùt par Cavaignac et par Bastide et recues par Beaumont le 11, insistèrent sur la nécessité de la médiation armée; ce jourlà, Palmerston était à Osborne chez la Reine, mais il recut Fambassadeur de France le 12. Je viens d'avoir avec Lord Palmerston une longue conversation dont je vous rends compte immédiatement , écrivit Beaumont le 12 aoùt à Bastide, en pliant le ministre de communiquer la dépèche au general Cavaignac. Nous en sommes bien vite venus à la question de médiation armée , est-il dit dans les premières lignes de ces neuf pages de texte. Le diplomate résuma les arguments présentés à son interlocuteur: Je me suis applique à mettre sous ses yeux le tableau vrai de notre
*) Lea dépéches de Beaumont se trouvent à Paris. Arch. Aff. Etr. ANGLETERRE. Corr. PoL n 671, f 37-43, 44-45, 52-61. Le Times du 8 aoùt porta sur la politique Iran-caise des affirmations, dont une partii., pour ótre de routine, n'en était pas moins fausse; aliasi celle que Charles Albert ne voulait pas (Ics secours de la Seconde Ttépublìcpie, car il se doute bien qn'ils ne lui seraient accordò qu'aux dépens d'une par tic de ses Stata hérérlitaires, et il a en o ti tre à redouter les principes démocratiques qui envahiraient son royaume en marne temps que l'armée francaise . Plus exacts étaient les propos expliquant que Cavaignac et Bastide ne souhaitaient pas intervenir en Italie a cause de l'état alarraant du Trfisor. en France et de la craìnte de voir l'Allemagne courir aux. armes. Bien aventurcs en revanche paraissent les dires du journal londonien que la perspective d1une campagne en Italie sourit infiniment à l'ambition dee militoires de tout grade... et la défense de la nationnlité italienne est, pour le parti de la guerre à l'Assemblée Natio-naie, un thème bien fécond de barangues cicéroniennes .