Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
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Ferdinand Boyer
naturellc de l'Angleterre qui est de s'en tenir à la médiation amicale, pacifìque, la médiation d'influence morale et, une fois la pbase de cette médiation passée, quel que soit l'événement, de nous laisser le pied en l'air en Europe, elle assise et tranquille sur son rocker . H fallait pour l'arrackcr à cette politique, au dire de Pambassadeur de France, la convain-cre qu'en suivant cette voie, elle ouvrirait la porte à une guerre generale... Beaumont estimait aussi qu'un autre obstaclc était fait du regime encore provisoire de la Seconde République et il soukaitait, qu'avant mème que ne soit votée une nouvelle constitution, l'Assemblée, ou la France, nomment Cavaignac président de la République... L'optimisme britanniqne, dont Beaumont faisait état, trouva un nouveau motif dans l'armistice Salasco-Hess dont la nouvelle fot donnée à Londres le 13 aoùt dans la soirée. Revel écrivìt à ce propos le lendemain à Pareto: Cette nouvelle a fait cesser tous les doutes sur les dispositions de l'Àutricke d'accepter la médiation anglo-francaise et elle est accueillie par la presse et le public anglais comme un gage du rétablissement de la paix en Italie et du maintien de la paix generale en Europe, objet Constant du voeu de l'Angleterre et de la sollicitude de ce gouvernement . En somme Londres comptait sur la bonne volonté de l'Àutricke, comme Charles Albert sur celle de la Grande Bretagne...
H y avait plus de chaleur, pour la cause d'une Italie libre, en France, dans les articles des principaux organes de la presse parisi ernie, dans les propos de certains députés, dans les discours de Cavaignac et de Bastide. A la nouvelle de la capitulation de Milan, le National du 10 aoùt publia, dans son article de tète, des pkrases telles que: L'indépendance italienne ne saurait étre un vain mot... ce qui imporle, c'est que cette liberto conquise après février par les Italiens, ils ne puissent plus désormais la perdre... Pour attemdre ce résultat, la médiation de la France et de l'Angleterre fera plus que des bataillons... Si l'Àutricke, enivrée par le succès de ses armes, refuse d'accepter les conditions sur lesquelles on entend traiter avec elle, ek bien! alors, qu'on tire l'épée et que la République sauvel'Italie!.
A l'Assemblée Nationale, au cours de la séance du 10 aoùt, le député Payer demanda au Gouvernement ce qu'il comptait faire. Bastide répondit brièvement, à son kabitude: La France, d'accord avec l'Angleterre, avait décide d'offrir nne médiation aux belligérants; et il ajonta: L'Assemblée comprendra que je n'entre dans aucun détail, mais cependant je pub lui dire que j'ai l'espoir que, dans un temps assez procbain, la paix sera rendue à l'Italie . Sur une intervention du député Baure, le ministre precisa: H ne peut y avoir de pacification complète en Italie sans l'afiran-ckissement . L'Assemblée ajourna alors la discussion sur la remar que que le Comité des Ali air cs Etrangères s'était saisi de la question le niatin mème et attendait les Communications du Gouvernement. Le 11 aoùt,