Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <509>
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Charles Albert et la Seconde RSpublique 509
Gavaignac et Bastide se rendirent aù Comité des AiFaires Etrangères oh. le premier seni parla, d'après ce qn'en rapporta le Journal des Débats du 12. Dn bnt et des bases de la médiation, le general refusa de dire quoi que ce fot, assurant que <cdans l'intérét de la France et de l'Italie, il importata que cette négociation restàt secrète . Viserait-elle, selon l'ordrc dn jour du 24 mai, à l'afErancbissement de l'Italie? Cavaignac répartit: La volente de l'Assemblée sera toujours la règie de ma conduite . H dit encore qu'il avait un ferme espoir de maiutcnir la paix de concert avec l'Angleterre et qu'il ne ferait la guerre qu'à la dernière extrémité , déclaration que le journal jugea très favorablement accueillie . par le Comité. Enfili le general crut devoìr refuser la communication des pièces concernant les affaires d'Italie depuis le 12 mai jttsqu'au 24 juillet et le Comité decida d'ajourner tout débat sur là question italienne tant que dureraient les négoeiations. Brignole commenta cette séance dans une lettre du 12 aoùt à Pareto: Le general Cavaignac a fait nettement sentir que l'interveniion aurait lieu si l'Autricne refusait d'acceder aux propositions des Puissances médiatrices et il a très formellement déclaré que le Gouvernement Francais, en nous l'accordant, n'est mù par aucune arrière-pensée d'agrandissement de territoire. Il a répété cette déclaration et a ajonté crae9 quand mème on lui ofFrirait la Savoie, il n'en voudrait pas . Lamartine assista à la séance mais il ne dit mot. Le Moniteur du 12 aoùt publia un article, certainement inspiré par le Gouvernement, sur la politique extérieure de la Seconde République, article optimiste où se Iisait cette phrase: Nous avons donc tout lieu d'espérer que cette médiation de la France et de l'Angleterre en Italie sera suivie d'un pronxpt et bonoraMe résultat et qu'eUe servirà de prelude à une pacification generale .
L'armistiee Salasco-Hess fut annoncé à Paris dans la journée du 12 aoùt. Le National du 13 ne parut pas y voir un obstacle à la médiation, mais il était normal que fùt posée dans ses colonnes la question: comment cet effondreinent de l'armée sarde a-til été possible? Le journal y répondit en publiant des extraxts de L'Opinione (Turin), du National Savoìsien, du Saint Public (Lyon) et du Times. Les responsabilités de Charles Albert y étaient préeisées et le quotìdien anglais émit le jugement le plus dur en déelarant que l'armée piémontaise a été commandée depuis quinze jours avec tonte l'ineptte, tonte l'indécision, toute la faiblesse imaginables . Le National du 14 aoùt imprimait encore: Les journaux italiens sont mainte* nani unanimes sur la question de l'in ter vention franaise. Hs la considèrent cornine indispensable, l'appellent de tous lenrs voeux et la plupart donnent comme eertain qn'elle a été décidée par le Gouvernement Francale .
Les instructions pour mie médiation, rédigées à Paris le 8 aoùt et envoyées a assito t à Reiset et Abercromby, ne parvinrent aux destina-