Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno
<
1963
>
pagina
<
511
>
Charles Albert et la Seconde République 511
diation ou non, mais il insistait sur la necessitò que l'Europe soit con* vaincue qu'à moins d'une solution qui mette notre honneur à couvert, nous ferons la guerre... c'est à donner tei eette conviction que s'appliquent tous mes efforts... Je Famrine ici parce que je le crois .
Tout comme Reiset à Turin, Albert Ricci, qui se trouvait encore à Paris, déplorait Farmistice Salasco et Fécrivait à Pareto x) le 14 aoùt, le jugeant . conclu... sur des bases vraiment inaeceptables , surtout après la demande d'aide faite à la France. H éprouvait d'autant plus de peine que Fon n'eùt pas attendu une réponse de Paris, qu'il savait depuis peu certains propos de Farchiduc Jean à Francfort: le baron de Wessenberg avait, le 6 aoùt, envoyé à Radetzky Fordre de conciure immédiatement un armistice, afin de devancer Fintervention de la France; FAutriche pensait satisfaìre le désir d'indépendance en Italie en crcant un royaume lombardo vénitien sous un archiduc et une Ligue Italienne avec quelques forteresses fédérales. Si les négociateurs de Farmistice avaient su cela, pensait Ricci, ils auraient xefusé les conditions si pesantes incluses dans son texte. Le Gouvernement Francais était en droit de remarquer que, son intervention ayant été demandée, on devait attendre sa réponse...
Un désespoir plus profond s'exprimait dans la lettre écrite le 13 aoùt par Gasatiz) à Albert Ricci: il acceptait de voir la Vénétie sous un prince autrichien, mais, pour la Lombardie, qu'on en fasse un royaume, une principauté, une république, un pacbalik de la Sublime Porte, mais qu'elle ne demeure pas autrichienne et qu'elle n'ait pas un prince autrichien... . Ricci répondit le 19, après avoir vu, la veiìle, Lord Normanby qui lui assura quo, malgré Farmistice vraiment déskonorant conclu par le general Salasco, les bases de la médiation demeureraient les mèmes, c'est à dire la réunion de la Lombardie aux anciens états du Roi et, pour Venise, un état de eboses semblable à celui de la Hongrie, en substance une indé-pendance de fait, sinon de droit... , bien que FAutriche préféràt un royaume lombardovénitien sous un Arcniduc qui ne serait en réalité qu'un gouverneur aux ordres de Vienne. Ricci déclarait que le sort de la Lombardie est en grande partie dans les mains des Lombards eux-mèmes... Si l'amour de l'Italie sera plus fort en eux que n'importe quel ressentiment, méme très juste, ils préfèreront certainement la première solution . Il disait savoir de son vieil ami Drouyn de Lhuys, président du Comité des Affaires Etrangères de l'Assemblée, que, faute d'un accord amicai, la France interviendrait, mais il revenait en terminant sur Faffirmation que
11 Turin. Archivio di Stato, Missioni speciali 1848, n 5.
2) Lettere di G. Casati, publifics par F. DONA VER dans la Rivista Storica del Risor amento, 1897. La réponse de Ricci a été pobliee par L. MARCHETTI. Secondo Ministero, pp, 128-129.