Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <512>
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Ferdinand Boyer
de Fattitude prise en Italie par les penples et les gouvernements dépendra tonte ciiose . Ainsi tout espoir d'irne solution honorablc pour la cause -italienne n'était pas perdu; Bastide le dit le 14 aoùt à Brignole *' se fon­dant sur les propos tenus à Francfbrt par Wessenberg; il a ajouté. rapporta l'ambassadeur sarde, que M. de Tbom, chargé d'affaircs d'Àutriche à Paris, dont il avait d'àbord remarqué la dureté dans quelques entretiens qu'ils avaìcnt eu ensemble après l'arrivée de la nouvelle de la réoccupation de la Lombardie par les troupes du Marcella! Radetzky, s'est montré dans ces dernier jours un peu plus flexible, ce qui paraitrait aussi annoncer des dispositions favorables de la part de sa eour... .
Le 15 aoùt 1848, Reiset2) et Abercromby, s'étant rendus à Alexandric, oflrireut officiellement à Charles Albert la médiation de la Franco et de -l'Angleterre, et romirent à Ottavio de Revel, qui faisait fonction de pre­mier ministre, une note omoielle répétant Faceord établi à Paris le 8 aoùt, avec le memorandum Hummelauer pour base. Le Roi chargea Reiset d'expximer sa reconnaissance au Gonvernement de la Seconde République: Je suis persuade, ditil, que votre grande nation n'acceptera pour moi la paix quia des conditions honorables. Je me fie entièrement à elle comme à une amie loyale et désintéressée.... Peut èrre ces derniers mots n'étaient-ils que politesse diplomatique; peutèrre aussi furent-ils dits avec sincérité. En tout cas, ce jugement, considerò avec le recul que permet Fhistoire et avec la connaissance de documents essentisls jusqu'à maintenant inèdita, ce jugement parait fonde. Le Roi de Sardaigne, entre la un de juin et le milieu d*aoùt 184-8, ne ponvait que sé louer de la République de Cavaignac et de Bastide... Charles Albert ajouta: Je ne pms consentir qu'à une paix bonorable; si elle uest pas profitable à la péninsule, je préfère reprendre les armes et combattre jusqu'à la mort . Il trouva exorbi tantes les conditions financières avaneées par Hummelauer et promit des contrepropositions pour les futurs plénipotentiaires. Dans la soirée, Revel fit parvenir aux diplomates francais et anglais une note écrite déclarant que le Gonverne­ment du Roi de Sardaigne acceptait comme bases des négociations à entamer par les hautes puissances médiatrices les conditions présentées. Avant de retourner à Turin, Reiset informa Bastide des resultata positifs de sa démarche; il expédia aussi, dans la mème soirée du 15 aoùt un cour-xier à Innsbruck pour Delaoour qui devait présenter, avec Ponsonby, les mèmes propositions au Gouvemement de Vienne.
La médiation franco-anglaise commencait sa dimoile existence.
JRDINAND BOYEB
J) Turfr. Archivio di Stato. Lettura miniairi in Francia, 1848, u 277. 2) Paris, Arcb. Affi. Etr. SÀBDAÌONE. Cote. Poi. n" 321. f290,293,296.