Rassegna storica del Risorgimento
DREYFUS ALFRED; FRANCIA RELAZIONI CON L'ITALIA 1897-1899; ITALI
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L'affaire Dreyfus et Vopìnion italwnnv 347
lognc, de Rome, de Palerme, de Catane, de Naples, de Venise, de Reggio, de Florence, de Messine, les lycéens de jMaples, de Génes, de Turin, les contróleurs de chemins de fer de Florence, des jennes gens de Ferrare, de Lecce, les avocaLs de Ravenne..,; les habitués du café Simone, à Potenza, assurent de lenr respectueuse admiration celai en qui le noble couragc de l'horamc dopasse encore l'artiste .
Les consuls de France, réprobatcurs, signalent gravement toutes ces manifestations. Le 20 janvier 1898, Paxnbassadeur Albert Billot, mie n'a pas encore remplacé Barrère, rend compte du mouvement d'opinion ani prend des proportions énormcs. Le décbainement est general depuis la lettre de Zola... Il est devenu contagieux... le barreau, les assoeialions et syndicats de presse, la jeunesse des écoles... Il n'y a plus, je croia, une faculté du royaume ani ne se soit associée à cctte agitation en prenant parti pour le romancier... Le mouvement entrarne la grande majorité de la presse, des écoles et des associations libérales à prendre parti pour ceux de nos cornpatriotes qui contestent l'autorité de la chose jugée dans la cause désormais trop célèbre dn capitarne Dreyfus .
L'ancien collaborateur de Jules Ferry conclut: Il y a là un état aigu de l'opinion" qu n'est pas sans gravite .
Le consul de France à Venise estime (15 janvier 1898) que cette triste affaire réveille un sentiment peu bienveillant pour notre pays .
Le préfet des Alpes Maritimes, apprenant que le théàtre de San Remo va donner un drame: Ile du diable, demande le 21 janvier 1898 aux Affaires Etrangères d'intervenir auprès de l'autorité italienne pour empécher cette représentation regrettable à tous égards . C'est ce que fait faire le ministre des Affaires etrangères Hanotaux le 22 janvier par l'ambassadeur Billot. Le 24, le gouvernement italien interdit la représentation. Hanotaux en informe le président du Conseil Meline et le ministre de la Guerre. L'ambassadeur Billot écrit à Hanotaux:Je ne manquerai pas, à notre prochaine entrevue, de remercier les ministres italiens de l'empressement courtois qu'ils ont mis à assurer une solution dont les rapports des deux pays ne peuvent que bénéficier . Hanotaux felicito Billot pour la manière dont il a su remplir les instructions qui lui avaient été adressées.
Le 25 janvier, le ministre de la Guerre fait parvenir au ministre des Affaires etrangères une lettre du general Zédé, gouverneur militairc de Lyon, qui en aoùt 1900 figurerà à la téte de la mission f rancaise pour les obsèques da roi Humbert, assassine. Le general a recu d'un agent habi-tant l'Italie, d'une sinceriti" éprouvée, des renseignements sur la campagne que mènent cn Italie e un ccrtain nombre de personnes disposali t de fonds considérables: ellcs s'efforcent d'acheter les journaux pour faire publier des entrefìlets injurieux à l'égard des chefs de l'armée irangaisc... Elles eberchent à recruter des Jbommes pour un coup de main à l'Ile du diable.
Le consul de Venise signale le 18 janvier des articles de Vltalia del Popolo et de YAdriatico, qui jugent inopportunes les manifestations ita-