Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA; DOUHET D'AUZERS JEAN LOUIS DE
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1965
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avenir pour la monarchie sarde... . A son tour, Gabriac dit du prince le 22 décembre 1817: Peu de choses scmblent avoir le pouvoir de l'exciter et de l'intéresser... . Ceci n'empèchait pas Charles Albert de continuer à fréquentcr les salons de l'ambassade; ainsi, le 30 mars 1818, il écrivait à Sylvain Costa, de Gènes où la Cour était venue, suivie par le corps diplo-matique: Deux fois par semaine, il y a société chez l'ambassadeur de France, ... lorsque je u'ai pas le splin, j'y vais .
Les lettres des d'Auzers ne parlent pas du prince à cette epoque, tout en donnant des nouvelles mondaines; Henriette écrivait à Zélic le Mercredi des Cendres 1818: L'Ambassadeur de France a donne un très beau bai masqué... J'étais en domino. Adele avait un charmant costume de paysanne avec un panier xempli d'ceufs, de beurre et de fromages de tonte espèce, imités en sucre à un point inoul... D'Auzers est mieux qu'il n'a été depuis plusieurs semaines... La Cour et le Corps diplomatique nous quittent la semaine prochaine pour aller à Gènes . On sait que, durant ce séjour dans le grand port ligure, Charles Albert fìt, devant le Roi, manceuvrer son régiment de brillante facon et le dit joyensement à son intendant, le chevalier Bianco di Barbania,*) le 29 mars. Mais il y avait en lui, à coté du soldat, un esprit curieux de certaines nouveautés et il écrivit au méme correspondant, de Gènes, le 16 avril 1818: Notre école à la Lancaster s'est ouverte dans le régiment et d'une manière mer-veilleuse... . Il y en eut une autre à Racconigi, fief du prince, dès 1817, la première fondée en Piémont, d'après N. Rodolico, et le jeune Cannile de Cavour en parla à son onde d'Auzers en aoùt 1819: L" autre jour j'ai accompagno Gustave jusqu'à Raconis où j'ai vu l'enseignement à la Lan-castre qui va très bien .
Au mois de mai 1819, le marquis de Cavour se rendit à Rome, où il xetrouva Victoìre de Clermont Tonnerre, alors que l'Empereur d'Autriche et Metternich faisaient visite au Pape pour négocier un concordat applicante à la LombardoVénétie. Michel de Cavour raconta aux siens ce qu'il avait vu, avec une pointe de raillerie antiautrichienne dont l'éeho se montre en deux lettres d'Henriette d'Auzers. A son beau-frère Charles, elle dit de l'empereur: Il s'y conduit bien et on le féte avec éclat, on le déaye de tout ce qui pourrait avancer son concordat, car il brulé pour sa cassette en attendant qu'il brulé pour la foi. Les Romains et Romanie soutienncnt leur dignité; ce n'est pas le Roi des Romains, c'est l'Empereur d'Autriche qui est chez eux, mais, de peur qu'il s'y trompe,
-ty A. Luzio, Lettere di Carlo Alberto al Cav. Luigi Bianco di Barbatila, p. 325-427 du rccueil La rivoltolone piemontese del 1821. De méme, dans une lettre du 30 mars 1818 à Sylvain Costa, ef. GUICHONKE'E, art, di.