Rassegna storica del Risorgimento

MAZZINI GIUSEPPE; ROESSINGER FR?D?RIC-LOUIS
anno <1965>   pagina <214>
immagine non disponibile

214
Marc Vuillcumier
pliiqurs et morales. C'est alors qu'apparut dhez lui cotte tendance au niysticisme qui persisterà tonto sa vie durant. Mais il supportait fort mal le regime de la prison et ses proches, craignant pour sa sante physiquc et mentale, obtinrent sa gràee du roi de Prusse.
Libere, mais banni du canton de Ncueliàtel, il commenca par refaire sa sante aux bains de Granges, gràce à une souscription des patriotes neuebàte-lois. Il se rcndit ensuitc à Genève, où il arriva le 21 octobre 1838 et où il publia . s Fragments sur Vélectricìté universclle ou altraction mutuelle, *) dont la valeur icientinqnc n'est pas grande, et qu'il fit suivre, l'année suivantc, d'un résumé.2) Ce système physique, Roessingcr l'intégrait à scs idées religieuscs. Croyaut à un dualismo universcl, opposant et unissant tour à tour matièrc et esprit, pro-fondément mystique, il exposa ses idées en une brochure intitulée Dialogue entre un physicicn et plusieurs ministres du St Evangile, avec une explication physicologique du symbole des apòtres. 3)
Eu 1839, il s'était rendu à Paris, pour tcnter de faire reconnaitre ses découvertes . Il ne s'y était pas occupé de politique mais y avait frequente assidument Ics cours de pbysique et de médecine, se rendant également à l'Aca-démie des Sciences pour y soumettre des mémoircs. Il envisageait merae de se fixer dcunitivcinent dans la capitale francaise. *' Mais il rete-urna à Genève, en janvier 1841, où, fort d'un diplòme de la Faculté de Berne,s) il obtint Pauto-risation de s'installer cornine médecin à Montbrillant, aux portes de la ville et à pToximité du quarticr populairc de SaintGervais. U bénénciait ainsi des avan-tages de la ville et de la campagne et put en profiter pour ouvrir une pbarmacie, ce qui lui aurait été interdit dans Penceinte de Genève.6) Cette occupation acces-soire lui était d'autant plus nécessaire qu'au début ses patients n'étaient pas bien nombreux et qu'ils avaient souvent grand pcinc à lui verser ses bonoraires. Selon ses biograpbes, il aurait eu à subir toutes sortes de tracasseries de la part du gouvernement conservateur qui Paurait obligé, en 1843, à fermer sa pbarma­cie. On m'avait averti confidentiellement, il y a bientòt deux ans, qu'on cher-cherait un moyen de me mettre dans le cas de violer à reprises successives la loi nouvelle sur la médecine, ce qui faciliterait les moyens de m'expédier à la frontière sana autre forme de procès , aurait-il écrit à cette epoque.7)
J) Genève, Ab. Chcrbuliez, 1839, 187 p.
2) F. ROESSINGER, Résumé de Vouvrage intitulé Fragments sur Vélectricìté universclle OU altraction mutuelle, Genève, Ab. Chcrbuliez et Comp", libraircs, 1840, 41 p. SignalonB encore, de Roessinger, Coup li'eei/ physiologique et medicai sur les forces vitales, et signa-lement de VaetUm dee vétements de laine contro les affections chroniques de la poitrine et des autre organes Berne, 1839.
*) Genève, Ab. Chcrbuliez et G", 1840, 34 p.
'*) Cf. sa lettre de Paris du 29 avril 1839 è Emile Clero (communiqnée par Mme Barbey). Deux descendanta de la famille. Roessinger noua ont bcaucoup aìdé dans nos rccherchcH, mettant fort obligcammcut è notre disposition les documenta qu'ils couservent. Ce sont Mme Georges Barbey et M. Georges Roessinger, tona deux à Genève, auxmiels nous adrcBSona nos plus vifs remercicments.
fi) Cf. Ta noi ice que le Lieutcnant de Police F. A. Cramer consacre à Roessinger, Registro rooge, p. 24, en dépdt aux Arebivea d'Etat de Genève.
*) Lettre de Charlotte Roessinger a A10 Roessinger, 24 octobre 1841 (communiquee par Mme Barbey).
V BOBEL GUILLAUME, Op. CÌt.t pp. 80-81.