Rassegna storica del Risorgimento
GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
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1965
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304 Georges Bourgin
curieuses de l'histoire sudamérieaine. Après avoir participé à Fexpulsion des Britanniques en 1808, collaborò à la répression de la révolte de Buenos Ayres en 1820, il n'avait pas craint de Iivrer son chef, Darrego, au General Lasaile, tète des Unitaires, pnis reste seni à la téte de son parti, il avait batta Lasaile et les sauvages unitaires et organisé à Buenos Ayres une dictature terrifiante, supprimant la liberto de penser, les restes du gouvernement parlementaire instituant partout Fespionnage. Démission-naire en 1832, il avait gardé le cominandement de l'armée argentine et en avait pronte pour entamer une guerre atroce contre les Indiens. En 1835, il se faisait élire pour cinq ans gouverneur et capitaine general de Buenos Ayres avec des pouvoirs dictatoriaux et, de fait, jusqu'au moment où les Unitaires du General Urquiza purent le battre, le 2 fé-vrier 1852, à Monte-Caseros, Rosas exerca irne dictature barbare. Ses violences, qui ne se souciaient pas mème de s'envelopper d'bypocrisie diplomatique, devaient amener certains états européens à se préoccuper de la situation anarcbique de I'Amérique du Sud.
Ces états, ce furent l'Angleterre et la France, auxquelles il faut bien ajouter l'Italie, en la "personne du représentant du Boi de Sardaigne à Buenos-Ayres, le Baron Picolet d'Hermillion, sans cesse associé aux représentants des deux autres puissances, dans leurs démarches humanitai-res auprès de Rosas.2) En celle aussi de Garibaldi qui devait coopérer aux opérations militaires entamées pour protéger l'Uruguay contre les ambi-tions de Rosas.
C'est que l'Angleterre, dcpuis le début du XIX" siede, où par deux fois, attaquant dans la province de Buenos Ayres l'empire colonial espa-gnol, elle avait tenté des débarquements annonciateurs d'une rnainmise definitive, ne s'était jamais désintéressée des évènements de la Piata. Elle s'en désintéressait d'autant moins maintenant que la France, de son coté, se préoccupait du sort des régions où se portait la masse la plus importante de ses émigrants, particulièremcnt ces basques actifs qui abandonnaient les dura cantons pyrénéens pour les vaste plaìnes uru-goayennes.
Or, précisément en 1839, Rosas, qui, tout federaliste qu'il rat en théorie, avait concu le prò jet de rèmi ir sous sa domination tous les pays de l'ancienne vice-royauté de Buenos Ayres, faisait mettre par ses troupes le siège devant la capitale de la Bande Orientale, ce Montévideo, où les Basques étaient assez nombreux pour que, sous le commandement du
0 H sera expnlsé por Hosas au mola do septembre 1848, cf. le roppori da contre-amirai francala Le Prédonr, 24 septembre 1848, BB4, 652, r113.