Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <305>
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Garibaldi et la France en Uruguay 305
colonel Baéz, ils eussent pu s'organiser en légion de volontaires. '' Le gouvernement de Louis-Philippe, qui avait reconnu, le 16 décembre 1830 la république uruguayenne, avait signé le 8 avril 1836, une convention préliminaire d'amitié, de commerce et de navigation avcc le nouvel Etat:s) en vertu de cette convention, la France devait pour le moina, intervenir pour protéger la personne et les biens de ses ressortissants, et, depuis cette date jusqu'à la chute de Rosas, Phistoire diplomatique pourra cnre-gistrer les fluctuations perpétucllcs d'un interventioxmisme bésitant qui tantot 8'aÉnne tantòt au contraire se dissimule ou s'affaiblit, s'accordant parfois avec les eflforts de PAngleterre, parfois s'opposant à la politique anglaise, selon que brille plus ou moins clairement Pétoile de la première Entente Cordiale.
Dès le mois d'octobre 1839, le vice-amiral Baudin faisait débarquer des marins à Montevideo, menacée par les troupes du generai Oribe, et il n'ordonnait leur retour à bord qu'après un petit succès du general montévidéen Rivera sur une armée argentine. 3J Au mois de juillet 1840 Baudin était remplacé par la vice-amiral de Mackau, porteur d'instruetions qui comportaient Pouverture de négociations avec Rosas. Ges négociations aboutirent à la convention du 29 octobre 1840:4) le gouvernement de Buenos Ayres s'engageait à payer dans les six mois des indemnités aux Francais lésés, le blocus des ports argentins était leve, Pindépendance de la République d'Uruguay reconnue, les marins francais évacuaient Pile de MartinGarcia qu'ils occupaient à l'entrée du port de Montevideo.
Mackau avait era que les incidents de la Piata seraient clos, par la convention signée, et qui ne devait étre que le point de départ de l'action ultérieure de la France. Il avait compté sans la duplicité de Rosas, qui, dès la dispersion de Pescadre francaise, en novembre 1840, reprenait sa politique de violence à l'égard des étrangers, partieulièrement des Fran­cais, installés à Buenos Ayres et qui se mirent à quitter la ville. Le suc­cesselo* de Mackau, le contre-amiral Massieu de Clerval arrivato5) dans les eaux américaines au milieu de Pannée 1841 et adoptait une ligne de conduite plus passive que celle de ses précédents collègues, essayant de s'aboueber à nouveau avec Rosas pour obtenir de lui un ebangement dans
') La plnpart des renseignements d'ordre diplomatique qui précedent et qui suivent soni gmpruntés aux documenta de la sèrie des Campagne des Àechivc de la Marine (BB4) eonservés aux Archi ves Nationales.
2) puhliée par ordonnence da 15 avril 1840, Moniimt Universe 23 avril 1840.
3) Monticar Univannl, 1,4 et 9 janvier 1840,11 avril 1840.
*) Pabtiée dans la Goccia MarcantU, 2 novembre 1840, cfr. le rapport d'ensemble de Mackau 12 nov. BB4, 605, f 91 sqq. *) Viee-amiral le 25 jerfn 1842.