Rassegna storica del Risorgimento
GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
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1965
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Garibaldi et la Franca en Uruguay 309
caia, et y installait des canone enlevés à deus dcs navires argentins séques-trés. Voici ce que dit de i'opération le contre-amiral Laìné, dans son rapport du 2 septembre, sur le d*Assas9 embossé devant Colonia:
... le colonel Garibaldi, commandant de l'escadrille monte vidéenne, est cntré à Colonia, hier, un peu avant midi, sane rencontrer la plus petite résistance; l'ennemi avait, dès le matin, abandonné cette mallieureuse ville après y avoir mis le feu, la veille au soir, et envoyé pendant la nuit du 30 au 31 aoùt à la division anglo-francaise un assez grand nombre de boulets pour nous permettre de con-sidérer cette conduìte comme un aete d'hostilité qui nous dispensait de sommer le commandant de nous remettre la place... Il y avait due jours que les habi-tants de Colonia avaient été expulsés de la ville quand le colonel Garibaldi en a pris possession .
Fuis Garibaldi occupait les iles Hornos et l'ile de Martin-Garcia, où sa flotflle abordait le 5 septembre, sous la protection de VExpéditive, pour n'y trouver que douze vieirs noirs sous le commandement d'un capitaine. s)
Ainsi Rosas pouvait, dans son message à la 23* legislature de Buenos Ayres, juger, à la facon brutale et mélodramatique, les opérations com-binées en disant:
les forces navales anglaises et francaises réunies à une horde d'aventuriers italiens, ont porte sur les edtes de l'Etat Orientai la désolation, le pillage et la mort .3)
Mais Garibaldi n'en était qu'au début de sa campagne, les gouverne-ments de l'Entente paraissaient résolus à ne pas baisser pavillou, et le Moniteur Universel put publier, à la date du 28 décembre 1845, une note qui légitimait lem* intervention, fondée sur le traité de 1828 entre le Brésil et l'Argentine avec la médiation de l'Angleterre, et le traité de 1840 entre la France et l'Argentine, négocié par Mackau et dont I'article IV compor-tait le maintien de l'indépendance uruguayenne.
Le 9 septembre l'escadrille montévidéenne avec Garibaldi et le navire francai VEclair se réunissaient à l'embouchure du RioNégro. Garibaldi à bord di Cagancha avait cu le temps dans l'intervalle de saisir quatre bàtiments argentins chargés de cuir et de bois, qui se rendaient à Buenos Ayres. Dès lors, nous assisterons à une sèrie de coups de main sur eau et sur terre, où. Garibaldi parati et disparati avec une mobilitò (Sconcertante.
') BB4, 623, 1 312. Cfr. également le rapport du capitaine de vaisseau Duxand, commandant de VAJHcaiiut 1 sept. 1845, BB4, 623, f 344 sqq., Ics clemente anglais étaient commandés por le commandant Hotham.
*) BB4, 623, f 317, rapport de Lame" du 19 septembre.
3) P, 20 du Messagc.