Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <310>
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310 Georges Bourgin
Le 10 septembre, il est dans l'Ile Labos avec 100 fantassins et 10 chevaux: il part sur quatre einbareations, avec 100 fusilliers pour le Rincon de la Gallinas, son escadrille arrète un cótre argentin venant de Paysandu, et l'apparition du chef italìen provoque des désertions dans les bandes ennemies. Le 15, l'Estaneia est occupée, puis Garibaldi décide une opé-ration sur Guagligaehu. Le 19 septembre il est à la pointe de Fray Bentos; dans la nuit du 19 au 20, il débarque sa cavalerie à une lieue de la localité, tandis qu'il continue par mer avec ses petites embareations. Le village est cernè et occupé; Garibaldi saisit le biscuit et l'étoffe nécessaire à sa troupe, 70 fusils et 300 chevaux, 2 vieilles pièces d'artillerie, un brick, deus grandes et une petite goélettes, qnelques chalands et une baleinière; il envoie les chevaux à File Lobos, mais rend ses 80 prisonniers à la demande des étrangers qui hahitent la ville.
Nous ne savons rien des opérations d'octobre, mais pour novembre, nous voyons Garibaldi continuer ses guerillas conlare les chefs argentins, particulièrement Gazzon, dans les divers arroyos de la cote: délivrance assurée des étrangers que menacent les bandes argentin.es, protection accordée aux colorados , efForts pour anémier l'ennemi par la désertion, enlèvement de bétail et de chevaux. Garibaldi qui aurait voulu, en septem­bre, organiser une liaison entre sa légion et les troupes du general Paz, lequel tenait la campagne, se preoccupa en novembre de fortifier le Salto. Quant à ses alliés, on sait de quelle facon ils se couvrirent de gioire, du moins les Francais, qui, le 20 novembre, en forcant le barrage de Rincon, sur le Parana, remportèrent le très beau succès d'Obligado.*)
C'est le Salto, qui, à la fin de 1845, devenait le point de friction entre les troupes de Garibaldi et les bandes argentines. Le 25 novembre, Gari­baldi battait les troupes de LavaHeja 300 cavaliere et quelques fantas­sins à quelque distance de Salto; le commandant de l'escadrille de Buenos Ayres évitait un échec militaire total en ordonnant le sabordage de ses bàtiments.
Le 1 décembre, le Salto attaqué par 2.000 cavaliere de l'arméc du general Urquiza, gouverneur de la province d'Entre-Rios et associé de Rosas, était degagé par Garibaldi; une nouvelle tentativc avait lieu sur le Salto le 10 décembre et la situation dans e ette localité était teli e que le commandant de VEclairt le lieutenant de vaisseau Morier, demandait au contre-amiral Lamé, un renfort de 500 hommes pour la défendre et des vivres.
') BB4,623, f 411 :sqq., cf. le capponi du animine de vaisseau Trehonart, public dans le Monitmr Universi, 14 févricr 1846, Ce combat coótn à la Franco 20 officiecs tn.es et 6 blessés, 20 murili* tufia et 52 bleBBfo.