Rassegna storica del Risorgimento
GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
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1965
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311
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Garibaldi et la Franco en Uruguay 311
Il est ceri aiti, d'apròs les rapports méracs de Pa mirai Lamé, que le commaudant de Pescadre de la Piata était très désireux d'opérer un véri' table débarquement et d'entamer en Uruguay une opération de grande envergure qui, sans doute, aurait pu avoir le meri te de dégager Montevideo et d'anéantir la dictature de Rosas, mais impliquait des difficultés de toutea sortes, sur lesquelles passait un peu vite Pexcellent officier. Au surplus, le gouvernement que dirigeait Guizot était peu désireux de se lancer dans une expédition militaire dont, pour le moins, on pouvait s'attendre à ce qu'elle aboutisse à un conflit avec PAngleterre, l'amie, sans doute, mais aussi la rivale de la France. Au début de l'année 1846, le ministre de la marine qui était justement le négociateur du traité de 1840, le viceamirai de Mackau, se faisait mettre sous les yeux les élé-ments de la questura, dans une note en date du 31 janvier 1846 et qui, en raison de son importance, doit ètre reproduite ici: *)
Note sur la marche politique des évènements de la Piata et sur les opéra-tions dirigées par M. le contre-amiral Lamé.
Les deraiers rapports de M. le contre-amiral Lainé arrivés à Paris sont des 2, 5, 19 et 30 septembre derniex.
Le gouvernement avait été informe, par la correspondance antérieure de cet officier general que le Président Rosas avait refusé de retirer ses troupes du territori Orientai et que les envoyés extraordinaires de France et d'Angleterre avaient, par suite de cette revolution, rcmis des instructions aux contre amiraux Lainé et Juylefied pour faìre évacuer ou bloquer les points du littoral encore occupés par les Argentins.
En conséquence, ces dcux amiraux firent route, le 28 aout, avec le Fulton, le San Martin et le Firèbrand, pour se renare à Colonia où se trouvaient déjà:
La Coquette )
Le d'Assas bàtimeiits francais
Le du Couedic )
Dolphin ]
Satellite > bStiments anglais
Piatomene )
Ils mouillèrent d'abord aux ìles Horuos, où iis avaient donne rendez-vous a la notine orientale qui les rejoignit à ce mouillagc, et se dirigèrent ensuite sur Colonia.
Après avoir représenté, mais en vain, au commandant de cette place que tonte résistancc devicndrait inutile, ils envoyèrent le Fuhon et le Fìrebrand chercher la notule de Montevideo qui était retenue au mouillage de Horuos par des vents de sud-est et qui ne put arriyer à Colonia que le 1* septembre par suite de Péchouage momcntané du Fulton.
l) BB4, 293.