Rassegna storica del Risorgimento
GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
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1965
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312 Georges Bourgin
Pendant ce teinps, la gamison avait mis le feu à la ville, envoyé aux bàtiments francais et anglais un asscz grand nombre de boulets, puis abandonné la place, emportant avec elle des effets appartenant à des sujets anglais.
En vani, les bàtiments des deux nations ckerchèrent à s'opposer à lem* fuite en dirigeant nn feu nonni sur la campagne, les troupes argentines s'établirent sur des hauteurs qui dominent la ville.
Quelques bcurcs après l'évacuation: les orientaux commandés par le colonel Garibaldi prirent posscssion de Colonia sans rencontrer de zésistance. Ce débar-quement s'est effectué sous la protection des bàtiments francais et anglais ani contnmaient leur feu sur la campagne.
Pour mettre la place à l'abri d'un coup de main, 500 matelots de l'escadre combìnée furent débarqués et employés à faire une reconnaissance, afin d'éloi-gner les Argentine; ila sont revenus à bord lorsque la ville a été mise en état de défense.
Le S septembre, les deux amiraux se sont rendus à Martin G-arcia afin de concourir à la reddition de cette ile, mais le colonel Garibaldi en avait déjà pris possession sans rencontrer de résistance.
Pendant que ces évènements se passaient des bàtiments de Fune et de l'autre nations étaient employés à faire le blocus des ports de Mercedes, Puysandu et le Salto et à poursuivre dans le flenve les armements argentins.
Ces mesures ont donne lieu à quelques engagements partiels.
Enfin, d'après les instructions des cnvoyés extraordinaires francais et anglais, un bàtiment a été expédié pour Buenos Ayrcs afin de signifier au gonvernement de ce pays leurs intentions de déclarer les ports de cette république en état de blocus.
A la date du 30 septembre, rien ne faisait presumer un ebangement dans les résolutions du general Rosas .
Mais cette note u'enregistrait pas les derniers évènements d'Uruguay et, en parti culier, ne soulignait pas la situation pérfllense du Salto et les efforts de Garibaldi pour dégager ce point. La Providence et le colonel Garibaldi aidant , selon l'expression du lieutenant de vaisseau Morier, de VEclair *) les Argentins allaient, le 8 février 1846 sinon subir un échec, du moins constater le cran de la légion garibaldienne. Pour pcrmettre au general Uruguay en Medina de rentrer au Salto avec ce qu'il ramenait d'nommes, 250 cavaliere mal équipés et encore plus mal montés , avec cornine armes des couteaux emmanebés 8) Garibaldi avait fait une vigoureuse sorde hors du Salto et s'était heurté aux 12 ou 1500 bommes du <c general argentili Gomez. Après avoir infligé des pertes sérieuses à l'ennemi, il était rentrò au Salto, harcelé par Gomez jusqu'à un quart de Itene de la ville, chantant l'hymne italien , et ramenant tous ses
*) BB4, 645, fo 70, lettre du coutre-amiral Luìufi du 3 février 46. *) Ces dctaìls et les suivants sont empitnttés au rapport journnlier du lieutenant de vaisseau Morier et A sa lettre du 15 fGvricr BB4, 645.