Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <313>
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Garibaldi et la Franca en Uruguay 313
blessés. H avait perdu 30 morts et 53 blessés. Le lieutenant de vaisseau Morier ap preci ai t l'attitude de Garibaldi très chaleureusement dans son rapport au contre-amiral Laìné:
U m'est impossible, Andrai, d'expriiner toute l'admiration que j'éprou ve ponr la prudence, la bravoure et l'intelligence qu'a constamment montrées le colonel Garibaldi dans toutes ses dispositions, depuis que nous sommes dans la rivière, ainsi, que pour sa bienveillauce et sa sollicitude envers les étrangers nos compatriotes .
Morier concluait en s'étonnant que le gouvernement de Montevideo continuàt à délaisser cétte poignée de braves qui diminuait de force tous les jours.
En envoyant à Paris les rapports du commandant de VEclair, le contre-amiral Lainé écrivait luiméme: l)
Le brave colonel Garibaldi vient de nous convaincre que 200 soldats bien commandos et bien dirigés peuvent battre 1500 argentins. Ce. beau fait d'armes est ici (c*est-à-dire à Montevideo) le sujet de toutes les conversations. Ce colonel est vraiment un homme remarquable. Jc n'ai qu'à me louer de la persistante sollicitude à l'égard de nos compatriotes établis dans l'Uruguay .
Au surplus, sur le combat du Salto et sur les relations de Garibaldi -avec le contre-amiral Lainé nous avons le témoignage du ebef méme de la légion italienne et nous reproduisons en entier la lettre qu'U écrivait, le 12 février, à ramiral francais, lettre envoyée par ce dernier à Paris, il Pappui de son rapport du 15 février.a)
Amirai, Salto, 12 février 1846.
Je n'avais pas encore répondn à votre estimable et flatteuse note du 25 de-cembre et je remplis ce devoir aujuurd'kui. Jusqu'à ce jour, j'avais écrit à mon chef, à celai qu'on m'avait intime d'obéir; aujourd'hui, j'écris à l'homme qui m'a honoré de ses sympathics et qui inerite toute ma reconnaissance. Oui. Amirai. votre belle manière de procéder à mon égard m'a encouragé beaucoup et a influé beaucoup sur le peu que j'ai fait dans cotte expédition. Pas toujours bftureux dans ma vie, j'ai senti et apprécié da vanta gè vos généreuses distinctions et je serais plus beureux encore si vous vouliez avoir la générosité d'accepter mes démonstrations afTectueuses, corame entièrement dépoarvues de tout principe d'aspiration et de n'y voir que rattachement de l'honime à Puomme, si vous mVn croyez d'igne.
Quand méme vous saurez par le Gouvernement Orientai le succès du 8 de ce moia, jc venx vous en dire deux mots. Arrivé au. Salto aprcs le déséchouagc
*) BB4, 645, f 52 v, rapport du 15 fevricr 1846. a) BB4, 645, f 52 v.