Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <314>
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Georges Baurgin
du Cagancha, je fus invite par le colmici Baez a l'accoinpagner daus une sortic qu'il aliai t eflectuer pòux protégcr IVntrrc du General en elici', et je sorti effecti-vement avec deux cents hommes de la légion italienne. Le colonel Baez, croyaut quo nous n'avions affaire qu'à deux ou troia cents hommes de cavaleric enne mie nous iit inarcher à un peu plus d'une licue du Salto, vers Tarroyo du San Antonio. L'enne mi se posta sur notre Sane droit et il n'y eut d'abord quo quclques cscar-mouches de cavale rie. Vers midi dn inéme jour, nous étious occupés à observer du coté où devait paraitre le General en chef quand rennemi chargea notre cavaleric qui était de 100 hommes et à la suite des 200 hommes qu'il nous avait montrés d'abord, nous vìmes venir la division de Servando Gomez de 800 hommes de cavaleric et 300 fantassins à peu près. Notre cavalerie se replia sur nous et fut détachéc de nous à la première charge, moins une vingtainc d'individus qui s'aggrégèrcnt à notre sort. lei, commenca le combat le plus tcrrible, un contre six; heureusement, j'avais place l'infanterie daus une tapera dont il n'existaìt que Ics poteaux, une partie du toit en paillc et une chambre en briques sur l'extrémité septentrionalc qui pouvait contenir 40 hommes serrés. Je ns ouvrir des créncaux aux parois de cette pièce et je disposai tout le monde à se défendre, voyant notre rctraitc impossible; la charge generale de l'enne mi et partieulièrement son infanterie qui s'en venait intrépidement et eu bon ordre sur notre front et la disparition de notre cavalerie rairent un moment nos gens en désordre; mais ralliés subitement, éclairant les rangs de l'infanterie ennemie par ime décharge à bout portant et la chargeant à la batonnette avec bcaucoup d'intrépidité, nous lui fimes perdre contenance et la culbutèrent complètement. Àprès ce fait qui nous donna l'espérance de ne pas é-tre perdus, je conservai toujours notre petite réserve dans la tapera et je faisais soutenir les charges réitérées de rennemi par des petites rangées de tiraillcurs et quclquefois on chargeait mèrae l'ernie mi quand il s'approchait trop, avec un mélange d'infan­terie et une dizaine de cavaliere qu'on pouvait monter cncore. De cette manière, nous soutinmes le combat jusqu'à la nuit et l'ennemi, pendant toute la journée, nous serra de près avec un acharnement extraordinaire en nous faisant charger par ses tiraillcurs de cavaleric à pied, en meme temps que par scs lanciere à cheval.
La nuit dose, je fis arranger nos blessés qui ne pouvaient pas marcher, sur le peu de chevaux qui nous rcstait et à 9 heures nous entreprìmes notre retraite par la còte de San Antonio et de l'Uruguay, jusqu'au Salto, faisant volteface toutes les foÌB que rennemi nous serrai t de trop près et vers minuit nous entràmes dans cette ville avec nos blessés. Nous perdìmes 30 morts et 53 blessés. Yous verrez par les rapports au inistre de la Guerre combien a été majeure la porte de 1 Vnneui i dont nous u'avons auenne nouvelle aujourd'hui.
J'ai l'honneur... T
G. GARIBALDI
P. S. - Si vous voulicz l>ien vous charger de fairo part des opérations à M. l'Amiral Anglais, je vous en serata reeonn.aissai.it car j'ai le bras maladc, et jc n'ai personne pou r m'écrirc en anglais .
Mais le récit des actes hérolcpies rie Garibaldi et de ses hommes ne pouvait modifier la volonté du gouvernement de Guizot de se refuser à tonte espèce d'intervention à la Piata. Au 6 avril, ccpendant, la légion