Rassegna storica del Risorgimento
GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
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1965
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317
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Garibaldi et la France en Uruguay 317
Le trionipbe de Garibaldi lui permit de laisser dans la plaine quelques éléments sous les ordres du colonel Cent urion et d'expédier des partis qui empèchassent les vols de troupeaux par les Brésiliens dans les estancias uruguayeimes. Le general Rivera, d'autre part, obtenait quelques succès sur l'ennemi, tandis qu'Urquiza, le meilleur allié de Rosas, semblait vouloir garder la neutralité entre les forces aux prises. La guerre, d'ailleurs, concentrée autour du Salto et de Paysandu, devenait anreuse, avec des incendies, des massacres, des pillages où participaient les Gauchos, utilisés de part et d'autre. Bientòt les Argentins reprenaient l'avantage, et la situation se modifiait si vite que les négoeiations, ouvertes à Buenos Ayres entre Rosas et les médiateurs de l'Entente, se heurtaient aux exi-gences nouvelles du dictateur argentin, qui, au niois de septembre, demandata avant tout la suppression du blocus de sa capitale et l'installation du general Oribe à la présidence de l'Etat de l'Uruguay. A cette négociation, traversée par l'intervention d'un envoyé special de l'Angleterre, Sir Hood, s'en substituait une autre, dans le courant des mois de novembre et dicembre, entre l'Uruguay et le general Urquiza et tendant d'abord au désarmement des étrangers vivant à Montevideo, c'estàdire précisé-ment des défénseurs actifs de la ville.
Au début de 1847, le Salto et Paysandu tombaient aux mains des Argentins, sans que les documents que nous avons consultés puissent nous renseigner sur le ròle que Garibaldi a pu prendre à la défense de ces localités. Le 8 mars, une dépèche de Paris rappelait le contre-amiral Lamé qui cédait le commandement de son escadre au contre-amiral Le Prédour le 10 mai 1847, et partait pour la France avec le baron Deffandis.
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Le contre-amiral Le Prédour arrivait à la Piata avec des instructions très nettes en faveur de la négociation et sa première préoecupation fut, d'accord avec le Commodore Herbert, commandant l'escadre anglaise, d'arrèter les hostilités, devant Montevideo. De fait, une suapension d'armes fitt rapidcment négociéc avec le general Oribe. ') En mème temps des négoeiations étaient entamécs à Buenos Ayres entre Rosas, Walewsky, chargé d'affaires de la France, et Lord Howden, zeprésentant l'Angleterre. Mais l'intransigeance de Rosas aboutissait, à la fin du mois de juin, à la rupture des négoeiations et les médiateurs de l'Entente rentraient à
*) Supplement au Cottrrier de la Piata, n. 7,18 mai 1847. Pour l'<6tade de ces négoeiations on pourra se reporter anx documenta gconpés dans BB4, 652.
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