Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <318>
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318 Georges Bourgin
Montevideo. D'aflleurs, ils ne tardaient pas a entrer en conflit et Lord Howden se décidait à lever, en ce qui concernait l'Angleterre, le Blocus de la Piata. *) Walewsky partit potur la France le 4 aoùt, le contre-amiral Le Prédour restait, à Montevideo, le seul représentant de la France représentant sans instructions, inquiet de son isolement, hésitant à prendre, de son initiative propre, des décisions comniandées par des circonstances cbangeantes.
La principale de ces dernières, c'est qu'à Montevideo restaient encose 60.000 européens, dont 16.000 Francais, menacés par les assiégeants du general Oribe. Sans doute, ce dernier observait exactement la suspension d'armes qu'il avait signée et que Walewsky avait, un instant, songé à transformer en armistice. Mais, du jour où cette suspension d'armes cesserait, quel serait le sort de la ville, en présence d'une arance ennemie, immobilisée depuis plusieurs années par un siège improductif et qui comp-tait dans ses rangs tant de véritables sauvages ? Le gouvernement de Montevideo ne pouvant plus compter sur Faide effective de la France et de l'Angleterre, venait précisément de confier le 25 juin 1847 à Garibaldi le commandement de la place. 2) Garibaldi ne devait plus trouver dans ramiral Le Prédour le concours ìnatériel et la syznpathie que lui avait naguère prodigués le contre-amiral Lainé. Voici, en effet, ce qu'écrivait à son ministre, le l8r juillet 1847, le commandant francais de l'escadre de la Piata. 3>
La rési stanco du gouverneur Rosas tient prìncipalement à la crainte qu'il éprouve de voir la province de Buenos Ayres envahie par les Européens, aiasi que cela a lieu aujourd'hui dans l'Etat Orientai de l'Uruguay, qui n'est défendu et administré que par des aventuriers francais et italiens. Cest panni ces der-niers qu'on vient de choisir Garibaldi, colono! de la Légion, pour reuiplir les fonctions de general en chef des troupcs employécs à la défense de Montevideo. Cette nomination uous parait ètre l'abdicatàon complète des Orientaux dans la direction des affairee de leur pays et le triomphe des étrangers qui s'étaient aimés pour le defendre. C'est une véritablc dictature qui vient d'ètre décernée à Garibaldi, mais le moyen de l'exereer, et c'est en cela que notre positura, ici devjent plus mauvaisc que jainais, il le puise dans la protection que lui donnent les navires anglais et francais. Car, si ceux-ci se retiraient, Ics troupcs d'Oribe seraient de suite dans la place.
La nomination de Garibaldi, qui est datéc du 25 de ce mois (sic), me paraJt étre une protestation dirigee contro les actes de nos ministres plénipoten-tiaires, qu'on accuse de partialité en faveur du gouvernement de Rosas. On leur reproche surtout leur long sójour à Buenos Ayres et l'indifférencc qu'ils
*) Rapport da contre-amiral Lo Prédour, 25 juillct 1847, BB4,652 2) R. MEDICI, Giuseppa Garibaldi, Milan, 1911, p. 22. *) BB4, 652, f 15.