Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <320>
immagine non disponibile

320 Georges Bourgin
doxal, organisé par des éléments étrangers, et qui annonce à certains titres le nationalisme des débuts de la Commune de Paris en 1871, aboutissait, en effet, à des mouvements singuliers. Gràce aux légions le gouverne­ment montévidéen passait aux mains de trois jeunes gens élevés en France: Herrera aux affaires étrangères, Batlle à la guerre, Mas a Pintérieur. C'est Garibaldi, au dire du contre-amiral Le Prédour, qui avait renversé le gouvernement Pereira, coupable d'avoir autorisé une démarche des habi-tants de la ville auprès du general Oribe pour obtenir de celui-ci un arran­gement. L) Un seul bataillon de nègres manifestato; d'ailleurs de Pliostilité aux étrangers et Fon vit Pamiral francais intervenir pour assurer la sortie de la ville à ces troupes de couleur, à qui il aurait pu arriver, à Montevideo, quelque chose de f àcheux.
Le nouveau gouvernement de l'Uruguay, gardant un réserve entière à Pégard de l'escadre francaise, manifestait au contraire son hostilité contre le Commodore anglais Herbert, accuse de connivence avec Oribe, et lui imposait d'évacuer le fort San José. Réformant Fadministration, augmentant ses ressources par des niodifìcations dans Forganisation doua-nière, il donnait l'impression d'une activité cohérente. Mais Rosas, dont la politique était, sans doute à la suite des ses contacts répétés avec les négociateurs de PEntente, devenu intégralement xénophobe, poursuivait d'une baine feroce les rénovateurs de PEtat Uruguayen, particulièrement ces légions qui groupaient les étrangers de Montevideo. Le general Oribe pouvait n'échanger que quelques coups de rusil et de canon avec les défen-seurs de la ville: le siège, seul, suffirait pour ruiner celle-ci et pour permet-tre à Rosas d'entrevoir le jour où les légions seraient jetées à la mer. Quant au contre-amiral Le Prédour, en butte aux récriminations du Brésil, des Etats-Unis, de PAngleterre, qui lui faisaient grief de maintenir le blocus effectif de Buenos Ayres, ne sacnant prendre parti ni pour Oribe, ni pour le nouveau gouvernement uruguayen, il ne cessait de se lamenter sur sa situation personnelle et de regretter que le gouvernement de Louis-Philippe rat intervenu dans les afFaires de la Piata.
* *
Le 9 mai 1848, le commandant frangais de l'escadre de la Piata faisait proclamor la République à bord des bàtiments de celle-ci. Les évènements qui bouleversaient alora l'Europe avaient été vite connus dans PAmérique du Sud et, dès le 15 avril 1848, avec 85 de ses légionnaires, Garibaldi
J) BB4, 6S2, rapport da contre-amhiil le Prédour, 4 septerafcrc 1847.