Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <321>
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Garibaldi et la France eri Uruguay 321
s'embarquait sur la Speranza pour cette patrie cbérie où ses campagncs de 1848 et de 1849 allaient le couvrir de gioire. Nous ne Fy suivrons pas et nous ne resterons plus qu'un instant avec Farcirai Le Prédour.
Ce sera pour noter commcnt ce représentant de la France, laissé ou peu s'en faut, sane instructions par son gouvcrnement de plus en plus déconcerté, essaiera très bonnètement, mais en vain, de résoudre la diffi­cile question de la Piata.
An début de Fannée 1849, il était chargé de négocier avec le dictateur argentin et le 24 mai, il obtenait une suspension d'armes entre les belli-gérants. Aux éléments actifs, si susceptibles, des légions qui comptaient encore un certain nombre d'Italiens, il avait adressé la proclamation suivante, pour assurer, sinon lenr adbésion, du moins leur passivile: *)
Baie de Montevideo. fregate La Constitution Ce 20 mai 1849.
Aux omciers et soldats des Légions.
Officiers et Soldats, j'espcre que vous avez tous assez connance en mei, pour croire que je n'ai pas negligé Ics intéréts do votre avenir dans les projets de traités que je viens de négocier par ordre de notre gouvcrnement. Attendez donc en toute sécurité la décision qu'il plaira à la France d'adopter sur ces projets de traités. Jusquc là, montrez par votre bonne conduitc, votre répugnance à vous mèler d'aucun désordre, que vous étes bien dignes de mon estime et de celle de tous les honnètes gens. Professez le réspect qui est dù aux autorités orientalcs, et protégez, s'il le faut, en common avee les marins de FEscadre, les habitants d'une ville pour laqucllc nous éprouvons tous une si complète sympathie.
Nous touchons k une epoque de pabe qui vous dédommagera des privations qne la guerre vous a causées pendant tant d'annces, et nous arriverons à ce but honorablement et sans secousse si ebacun de vous vcut, en échange de Fintérét que je lui porte, m'accorder un peu de connance.
Ne rompez pas les liens qui vous unissent depuis longtemps aux officiers et marins de FEscadre et il nous sera facile de surxnonter tous les efibrts que la malveiilance pourrait tenter pour empecher Fexécution d'une paix que la France désixB et que votre bien exige impérieusement.
Le contre-amiral, eommandant en chef de la Nation du Brésil et de la Piata.
F. LE PRÉDOUR.
Le gouvenicmerit francale, d'aillettrs, refusait de ratifier le texte du tratte négocic par le contre-amirfll Le Prédour, augmentant ainsi les embarras de son représentant miìitaire à la Piata. Inquiet de Pavenir, Le Prédour expliqnait à son ministre miiet que la question de la Piata ne
) B64, 652, f 163, jointe à son rapport du 25 mai 1849.