Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <322>
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322 Georges Bourgin
pouvait se résoudre par un coup de force contro Rosas, qu'elle se résou-drait peut-ètre par la sortie de tous les éléments actifs de Montevideo. Le 16 octobre, il écrivait:*)
Presque tous les Francais qui sont ici en ce moment n'y restent que parce que le subside a créé pour eux le droit au travail, c'est-àdire les nioyens de vivre en montaut une garde tous les quatre jours, conjointcment avcc les Italiens qui, malgré les vceux qu'ils formaient pour les succès de leur ancien colonel Garibaldi contre nos troupes, n'out jamais renoncé à toucher leur quotepart de Pargent de la France .
De fait, Le Prédour versait au gouvernement argentin une mensualité de 200.000 Frs qui ne suffisait pas à dompter la misere croissante. Un peu plus tard, il montrait que des troubles étaient possibles à Montevideo, où il demandait Penvoi de 800 bommes pour y maintenir Pordre.
Dans Montevideo, écrivait-il le 20 décembre 1849, 2) il ne reste plus que trois ou quatre mille Francais misérables dont deux tiers, petits boutiquiers ou propriétaires, voudraient la paix à tout prix, tandis que les autres, unis aux Italiens de la légion de Garibaldi qui, cornine eux, ont pris les armes, comptent totrjours sur le secours de la France pour attaquer Rosas, ce qui est le rève le plus insensé que je connaisse, en raison de l'état actuel des eboses en Europe, le bien ètre dont jouissent les dix mille Francais qui sont à Buenos Ayres et surtout la paix qui vient de se conclure entre PAngleterre et la confédération argentine .
Dans le second trimestre de Pannée 1850, le cOntre-amiral Le Prédour était chargé d'entamer de nouvelles négociations avec Oribe et Rosas: le 31 aoùt, le traité avec Rosas était signé, le 14 septembre c'était le tour du traité avec Oribe. Mais le gouvernement uruguayen, laissé de coté dans ces négociations, s'opposait activemeut à la politique conciliatrice de Pamiral frangais. Il soutenait le general Pacbeco, venu en Europe, en Italie en particulier, recruter de nouveaux volontaircs, à propos desquels Le Prédour écrivait le 29 juillet 1851: *>
'.'. Les énrdlés italiens quo le célèbre Pacheco est parvenu à envoyer en très petit nombre a Montevideo y ont déjà conunis des actes atroces, sous pre­teste qu'on n'a Templi aucun des engagements contraetés avec eux, ce qui est vrai, mais ce qui no leur donne pas le droit de se servir do lenrs armes pour frisi ller dans les rues tous les agents de police qu'ils Tcncontraient.
1) BB4, 652, f 17 v<>.
2) BB4, 652, f 185.
3) BB4, 652, f 286, 287, rapport du 29 juillet 1851.