Rassegna storica del Risorgimento

GARIBALDI GIUSEPPE; URUGUAY STORIA 1840-1848
anno <1965>   pagina <323>
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Garibaldi et la Franco eri Uruguay 323
Six de ces derniers oiit été tués à bout portant et il y en a eu plusieurs autres grièvement blcssés. Cotte scène de camage se passali loia du quartier ù nos troupes sont casernées, ce qui les a cmpèehées d'y mcttre promptement un terme, mais depuis cet borrible évènement, j'ai ordonné que nos patrouilles parcouxussent un plus grand espace... .
A cette date, les traités négociés par le commandant de l'escadre de la Piata n'étaient pas ratifiés par la Ir ance. La solution des affaires de l'Uruguay et de l'Argentine ne devait pas, au demeurant, ètre réalisée par la voie diploniatique: la situation de Rosas allait, au cours de l'année 1851, se modifier du tout au tout. Le Brésil, en effet, reprenait à l'égard de l'Argentine une attitude résolument bostile et eberchait à s'appuyer à la fois sur la République de l'Uruguay et sur le Gouverneux de la Province d'Entre-Bios, le general Urquiza, qui devait ainsi devenir l'axbitre de la situation. Justo José de Urquiza, à peu près indépendant dans sa pro­vince, avait, le 27 mars 1845, battu le general uruguayen Rivera. En mars 1851 par contre, il se prononait contre Rosas et entamait des opé-rations contre l'armée qui assiégeait depuis onze ans la ville de Monte-video. Le 3 aoùt 1851, le gouvernement de l'Uruguay faisait savoir au contre-amixal Le Prédonr que la suspension d'armes du 24 mai 1849 était rompue: les troupes d'Urquiza et du Brésil entraient dans la Bande Orientale; bientòt, une convention était passée le 10 octobre par les géné-xaux Oribe et Urquiza; le siège de Monte video était leve, à la grande stupéfaction de l'amiral Le Prédour qui avait cru à l'invi ncibih'té et d'Oribe et de Rosas et la tranquillité la plus complète fleurissait dans la capitale de l'Uruguay comme en témoigne le rapport de Le Prédour lui-mème, en date du 5 janvier 1852: a)
Tout est tranquille du coté de Montevideo, beaucoup plus qne je n'aurais osé l'espérer et l*adminÌ8tration intérieure du pays esten voie de progrès. Toutes les legione, francaises et autres, ont été désarmées la semaine dernière, et cette mesure s'est accomplie sans exeiter le plus Iéger mouvement; ce qui indiane que tout le monde était las de la guerre et que l'augmentation du travail procure à ehacun des moyens d'existence .
L'beure hérolque des légions et de Garibaldi était passée. C'était l'instant des aventuriers sans scrupules en Amérique comme en Euro­pe et l'idéalisme d'un Garibaldi devait s'étonner de voir ruinéc d'une facon si in atten due la dieta ture de Rosas.
De fait, un gouvernement provisoire argentili s'instali ai t le 4 ievrier 1852, sous la présìdence de Don Viccnte Lopez, désigné par Urquiza,
J) BB4, 652, f 322.