Rassegna storica del Risorgimento
AZEGLIO MASSIMO TAPPARELLI D' DIPINTI; AZEGLIO MASSIMO TAPPAREL
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1966
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M.'H. Laurent
Cesare Balbo,n alors secrétaire -1 de la Consulta straordinaria de Rome " insti luce par Napoléon le 17 mai de la meme année. J'ai crn devoir pnblier ici (appendice n. 1) ce docuraeiit. 11 est un nouveau témoignage de la panique que la présence des troupes franaises et napoliiaines sema chez certainea per-Bonnalitcs de la Curie Roniaine. et surtout il nous nionlre qu" à eette date Mgr Morozzo, arehevèque titulaire de Thèbes, habitait à Rome un hotel que je n'ai pu siluer dans la ville d'alors, mais qui revélaii une certame importance. Il avait à son service une famille noinbreuse et devait posseder un mobilier ayant une valeur non indifferente pour que le jour meni e où le pape Pie VII fui, sor les ordres du general Miollis, arrété par les soldats franco-napolitains placés sous le commandemenl du general de gendarmerie Etienne Radei,'1) il se soit adressé à Cesare Balbo pour connaitre le sort que la Consulta réserverait aux biens d'un suddito francese un francese di Torino écrira5) plus tard M. d'A. doni la charge en Curie avait tonjours été estranea alla poli* tica ed al sistema governativo du pontile régnant. Mgr Morozzo oubliaii sans
1 ) Il n'est pa impossible que Mgr Morozzo ait conno le conile Cesare Balbo quanti. à l'epoque de la bataille de Marengo (14.VI.1800), tonte une colonie Piémontaise quitta Turin pour s'établir à Florence. Prospero Balbo colla famiglia était du nombre (J miei Ricordi, I, 3, ed. Gbìsalberli, p. 811. Après le décret imperiai du 29 juin 1802, qui menacait les Piémontais de voir leurs biens confisqués s'ils persistaient dans leur absence, Prospero Balbo et les siens relournèrent à Turin; Prospero accepta meme d'ette recieur de l'Unìversité ' napoléonisée ' de Turin, v. E. PASSERIN DTSN-TREVES* La giovinezza di Cesare Balbo 1= Studi e documenti di storia del Risorgimento, 201, Firenze, 1940, pp. 4-5.
-) Selon L. MAOELIN (La Rome de Napoléon. La domi nuli on jrancaise à Rome de 1809 à J814, Paris, 1906, pp. 219-220), Balbo accepta de mauvais gre la place de secrétaire de la Consulta straordinaria . Il pleurait encore après (reme ans, en 1839, la fante qn'il avait commise en acceptant une place dans la e Consulta qui avait ari ministre les biens de l'Égli se. fl y tenait, a la véri té, une place fort modeste: < Aimable jenne bomme, disait-on de Ini, sans ancone connaissance a timi ni strati ve . M. Balbo a encore de l'expérience à acquérir, grondait le sevère Janet, qui sans doute l'efitimait trop aimable, et des scrapules à perdre cut a joule le general Radei, qui le tenait ponr bigot.
8) Sur la Consulta straordinaria et ses premiers acles, v, MADELIX, La Rome de Nnpolèon, pp. 203-220; J. MOULARI, Le comtc Carni Ile de Tounton, auditeur au Corueil d'Iitai.. Paris- 1929, t. 2, pp. 7-14. La Consulta qui joua avant tout un rólc de liquidatctir, fot rapidement inipopulaire; on Ini reprochait d'avoir tout mal fait, memo le bien, écrira plns tard Pcllenc. Elle sera dissoute par décret du 5 aoùt 1810, v. MOVLAKII, op. ciu, v 2, pp. 100-102,
*) Sor les événetnenta qui se déronlèrrnt au court de la nuit du 5/6 juillel 1809, v. MADEM*, La Rome de Napoléon, pp. 231-250.
6) / miei Ricordi, U 6, ed. Gblsalbcrti, p. 106. M. d'A, fait al lutti on au décret imperiai du 11.IX.1802, qui annexa ndminlRtrativemenl le IMcmom à la Franco, le divisant en 4 di-partemoni* : de rF.ridano, de la Sesia, du Tanaro et de la Stura. Tonte* foia M. d'A. contorni le dit décret aver celiti du 28.Vn.1806, qui ordomiail aux Piémontais exilés - - et tei était lo cu dea d'Azeglio - - do rappelor lenrs enfant qui étadiaient l'étranger (texte do ce décret dans Rullatili dot lois da l'Empire frangali, air. 4, t. 5, Porla. 1807, pp, 354.356 := Butteri do lois, n. 10811.