Rassegna storica del Risorgimento

CRISPI FRANCESCO CARTE; MANCINI PASQUALE STANSLAO CARTE; MUSEO
anno <1968>   pagina <152>
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Vita dall'Istituto
L'Assemblea ha eletto Presidente del seggio il prof, Antonio Caldure!laf e segretari scrutatori il prof. Vincenzo Cardi Ilo e il prof. Giuseppe Tricoli.
Le elezioni hanno dato il seguente risultato ; per il Consiglio direttivo, prof* Gaetano Falzone, prof. Francesco Brancato, prof. Antonino Caldarella, prof. Renato Composto, prof. Salvatore Massimo Ganci, prof. Giuseppe Pnrpi, Provveditore agli Stadi, prof. Giuseppe Tricoli; per la carica di Revisori dei Conti la prof. Rosetta Guccione, e i proff. Giovanni Raffiotta ed Andrea Sctrè. Il prof. Gaetano Falzone è stato successivamente confermato Presidente per acclamazione.
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PARIGI. La Société dTEIistoire Moderne et Contemporaine a organisé, Ics 7 et 8 Octobre 1967, un colloqui; sur l'année 1917 sous la présidence de M. le Doyen Re­nouvin. L'assistence anx anatre séances fui n ombre use: on y remarquait plusieurs historiens étrangers, dont denx venaient dltalie: M. Rodolfo Mosca (Florence) et M, Piero Pieri (Tnrin).
Le premier rapporta consacrò à L'Opinion pubtique en 1917, fut présente par M. Renouvin qui réserva son attention à la pensée des non combattants; il décrivit les difficultés qui s*opposent à la formulation d'un jugement, mais enumera les nombreuses archives qui permettent en France d'espérer fixer un jour ce que pen-sèrent les Frangais en 1917. M. Renouvin esquissa ensuite le tableau de Fétat de Popinion dans les pays en guerre, hi Russie exceptée, et fit remarquer que, quelles qu'aient été les manifestations de l'opinion, la politìque des gouvernants n'en fut pas modifìée en definitive. M. Mosca demanda que ne soit pas négligée Pétude de l'opinion des soldats et, se fondant sur des recherches personnelles, il fixa les réper-cussions des évènements russes de 1917 sur Popinion italienne. H exprima le voeu que puissent Sire bientòt consultées en Italie les archives du Comando Supremo et celle du. Corps des Carabiniere.
M. Henry Contamine fut Pauteur du second rapporti Gouvernement et Cam-mandement en 1917: dans ebaque pays allié, dit-U, les gouvernants se lassèrent d'ètre des fournisseurs d*hommes, de vivres et d'armes pour des armées dont la confluite stratégique et tactique leur échappait. De là de fréquents incidents entre le Gou­vernement et le Commandement. En France, le premier eut plusieurs occasiona de s'affirmer: d'abord, dans le remplacement au commandement en chef da general Joffre par le general livelle, et, surtout, après Péchec de ce dernier dans l'offensive d'avril 1917, dans son remplacement par le general Pétaht, avec, pour mot d'ordre donne par Paris, des opérations offensives à buts limités seulement. M. M. "Willequet et Stengbers décrivirenL le cas très particulier de la Belgique, où le commandement fut assume par le Roi Albert I, s'inspirant du précédent de 1831 plus que d'un arri­de de la Constitntion. M. Piero Pieri precisa les caractères et les manifestations des mauvois rapports entre le general Cadorna et les divers ministères italiens. M. Pedroncini résoma, d'après certaines recherches très récentes, quelqaes aspeets dea relations en 1917 entro le gouvernement et le commandement francais.
M. Duroselle presenta le troisième et dernier rapport sur Les Relations écono-miques interaUiées en 1917; il consacra l'essentiel de son étude à la question des transports maritimes, dont aucnn organismo interallié "cut; mission de s'occuper avaiit la fin de 1916. Les pertes en bateaux de commerce anglaia coulés par les sous-marina allemands, la mauvalse récolte en blé de l'été 1917 en France et la difficoltò acero e, d'y importer des marchandises d'Amérique, fircnt nnitre, grave à Jean Monnet, Pidée d'un pool da lonnage maritarne, gore par un Conseil Interallié des Transports Maritimes, accepté en novembre-décembre 1917, réuni eu mars 1918, premier exemple d'un conrité d'cxéciuion eupranational... De nombreuses interventions snivirent cet exposé, notamment de M.M. R. Mosca, P. Pieri et F. Boyer pour préciser les raisonn qui peuvent expliqaer l'absence d'un représentunt de l'Italio aux discnssiona d'octobre 1917 a Londre entre Anglaia et Francala sur l'idée d'un pool du tonnage mari timo.