Rassegna storica del Risorgimento
BLANC ALBERTO <
>; CONFERENZA DI LONDRA 1
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1969
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281
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La conferenza di Londra del 1867 281
Tulio al l'i ni orno pnr sembra obbedire a queste favorevoli tendenze ed il poco cbe si sa dei programmi nostri finanziari fece buon effetto e risalire i fondi. Speriamo dunque cbe le dure prove per L'Italia stari per terminarsi e siano in serbo giorni migliori. Non dubito cbe il concorso degli uomini disunii che in questo momento reggono la cosa pubblica non sia per contribuirvi e le ne fo le mie felicitazioni. Mi rimane a fare una sola osservazione. Ho mante* nulo una riserva nel corso delle discussioni della Conferenza poiché mi sarebbe sembrato sconveniente, che io il più. giovane membro fra i grandi avessi avuto l'aria di voler dettare sentenze in questioni che in fondo indirettamente ci riguardavano.
Ho l'onore Signor Conte di offrirle rassicurazione dell'alta mia considerazione.
D'Azeglio >
Mémoire sur quelques particularités de la conférence de Londres (Confidentiel).
Florence, 19 mai 1867
Parti de Chambéry pour Londres le hindi 6 de ce tnois, immédiatement après avoir regu dn Courrier Lonzo les dépeches qne S.E. le conile Campello m'a fait l'honneur de m'adresser, j'arrivai à Londres le lendemain soir à six heures. Je n'avais pas ero, d'après l'urgence du pli que j'étais chargé de re-mettre au Marquis D'Azeglio, devoir m'arréter à Paris pour passer à la Légation.
M'étant mis aussitót à la disposition du Marquis D'Azeglio, il voulut bien me témoigner une bienveillance dont je Ini garde une sincère gratitude. Je trouvai aussi ebez le comte Maffei et chez les autres membres de la Légation les dispositions les meilleures. Je suis loin de prétendre compléter ici les dépeches qne le Marquis d'Azeglio, avec l'activité zélée quii déploie pour le Bervice du Convernement du Roi, a pria soin de rediger de sa propre niain pendant la durée de la conférence. Seulement, la rapidi té de la marche des négociations et l'inconvénient de se confier à la poste dans ces circonstances ne m'ayant permis de faire parvenir à Florence aucune communication pendant mon séjour à Londres, je croia devoir consigner dans ces notes quelques appré-ciations personnelles et quelques détails qui n'ont pu trouver place dans la correspondance de la Légation.
Les deux objets importants à considérer dans notre admission à la conférence étaient: l'avanlage d'erre irailés cornine une grande puissance, et l'intére! réel pour nous de la consolidation de la paix entre la Prusse et la France.
La nettelé avec laquellc le Miniatóre a demandé notre admission n'a pas éié de trop pour que le beau succès diplomatique fui obienu. L'habitude sagc* ment et naturellement contraetée par la Légation de S. M. à Londres de ne pas prendre d'initialive qui pùl n'étre pas sujvie de resultata favorables, et les relation personnellement amicales, phitót qu'empreintes d'une déférence raisonnée envers l'Italie, eiiireteniics avec le Marquis D'Azeglio par certains hommes d'Etat anglais et par les Ministres étrangers qui s'étaient liés avec lui avant l'epoque où lTiolic est devenuc un grand Etat, telles étaient, pour les indiquer en quelques mota, les circonstances qui rendaicni indispensables les