Rassegna storica del Risorgimento
BLANC ALBERTO <
>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno
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1969
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282
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282 Filippo Mozzante
instructions formelle* doni le Ministre du Roi a pu s'autoriser dans ses démar-ches. II trouva d'abord chcz Lord Stanley une inerlie persislante et une rési-slance passive qui furent sur le point de lai inspirer quelquc découragemenL Une démarcbe finale faite de la manière la plus catégorique auprès du sous-secrctaire d'Elat pour les affaires étrangères, Lord Egerton. decida enfio Lord Stanley à adnieltre la justesse des observations du Marquis d'Azeglio et à adhérer à notre admission pour le cas où les autres puissances y adbère-raient de leur coté. Le sous-secrétaire d'Elat est très sympathique à l'Italie, Cornine je l'ai constate avec plaisir dans une conversation avec lui; son in-fluence a été utile pour balancer la limidité et la froideur que l'on s'accorde à attribuer à Lord Stanley.
Dèe le soir de mon arrivée, le 7, j'eus une longue conversation avec le Marquis d'Azeglio sur notre situan'on et sur le parti à en lirer. Le Ministre du Roi, dans la première séance de la Conférence, qui avait eu lieu le méme jour, avait formule, comme il ressort du procès-verbal, un remerciement plutót qu'une afErmation positive de nos titres réels à faire panie de la Conférence. Il avait jugé, et il était sans nul doute en silualion d'en juger sainement, qn'il était bon de laisser à autrui le soin de reconnaìtre ces titres, et qu'il ronvenait de se borner à ces expressions de courtoisie en quelque sorte personnclle. Mais nul ne serait fonde à contester pour cela, et le Gouvernement du Roi peut évidemment le rappeler toutes les fois qn'il le croira opportun, que nous avons les titres les plus naturels au point de vue des intéréts et les plus réguliers au point de vue de la legalità diplomatique à intervenir aux actes internationaux concernant les relations de l'Allemagne avec le reste de l'Europe. Ces titres, il n'est pas besoin de le dire, consistent, en premier lieu, dans les intéréts positifs qui se relient pour nous à la siiuation extérieure de l'Allemagne, dans le poids que nous pouvons apporter à la balance des forces respectives de la Prusse, de la France, de l'Autriche; ils consistent en second lien dans notre participaiion aux traités qui sont le point de départ de la réorganisation actuelle de l'Allemagne, participaiion des plus étroites, un échange de notes formel nous constituant comme les co-signataires du traile de Prague. L'Italie, alliée à la fois de la Prusse et de la France, n'est pas seulement entre elles un médiateur obligé; elle est encore, depuis la consécration réciproque des résul-tats de son alliance avec la Prusse, competente à l'égal au moins de tonte autre puÌBsance dans les questions extérieures ques l'étal de l'Allemagne peut soulever. Notre pays, on peut l'expérer, tirerà de là non moins de parti pour les affaires de l'Europe centrale qn'il n'en a tire pour les affaires d'Orient de sa partici* pation au traité de Paris de 1856.
La forme dans laquelle le traité admet et constate la participatìon de l'Italie laisse à désirer. Au lieu de mentionner le désir exprimé *' par le Gouvernement du Roi, il cut été plus convenable ou que l'Angleterre semblat avoir pris tonte l'iniliaiive, ou que les puissances parussent avoir spontanément et d'un common accord invite l'Italie, oa. tnieux enfin, que le mode dans lequel notre interventioii s'était produite ayant été suffìsamment con sacre dès la première séanoe, la teneur du traité se bornat à mentionner pnrement et simplement le Roi d'Italie à sa place panni les souverains invités à trailer la question du Luxembourg. On peut noter encore en passati! que l'expression Leurs M'ajestés... de concert avec S.M. le Roi d'Italie,1) est moins correo te
]) Sottolineato nel testo.