Rassegna storica del Risorgimento

BLANC ALBERTO <>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno <1969>   pagina <283>
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La conferenza di Londra del 1867 283
quc ne l'étaient les mots primitivement etnployés, et changéa sur la proposition du Prince de La tour d'Auvergne: Leurs Majestés,... (ùnsi que S.M. le Roi d'Italie.1) Mais il ne parul pas au Ministre du Roi qu'en présence de la hate où Fon était d'en finir et du danger de tout retard, il fùt opporlun de revenir sur des questions de forme sur le texte déjà redige, quoiqne non encore signé.
La participation du Représenlant de l'Italie à la Conférenee étant par elle mème un progrès imporiant dans l'ordre de notre position internationale, il importali qu'en ne perdant pas de vue le bui de conciliation et de pacifica-tion que la réunion se proposait, il gardat une réserve et une circonspection très marquées, afin de ne paa perdre, par une exagération d'initiative, le fruii du succès oblenu. Non seulement l'Italie devait paraitre dans la Conférenee avec un complet désintéressement ponr elle-méme, démontrant ainsi par les faits Putilité absolue de sa coopération au concert européen; mais il était convenable d'éviter méme de sembler trop pressés de jouer un ròle à effet; il importait en un mot de reconnaitre le bon vouloir des Puissances en prouvant que notre seul voeu était d'apporter un sérieux et efficace concours à l'oeuvre de paix. La tàche principale du plénipotentiaire du Roi devait ótre de s'associer aux efforts de FAngleterre et de les seconder; il fallait cependant aussi ótre prèts à se concerter activement avec Lord Stanley soit pour exercer la pari de spon-tanéité que les circonstances pouvaient nona attribuer, soit pour se charger éventuellement de motions ou de démarebes que le Président de la Conférenee n'aurait pu faire par lui mème.
Ceci quant à la position à prendre dans la Conférenee. A l'égard de l'esprit dans lequel le Ministre de S.M. avait à travailler pour sa part à l'entreprise pacificatrice, il était clair que le repréaentanl du Roi pourrait donner d'autant plus d'autori té à ses bons offices qu'il accentuerait plus nettement, conforme* ment aux instructions du Ministère, la complète impari ialite, la stride neutra-lite morale de l'Italie. Méconnaitre les exigences légitimes de la dignité de PEmpereur Napoléon eut été contraire à lous nos sentimens; negliger les vosux nationaux de PAllemagne eùt été contraire à tous nos principes. Lié par des souvenirs impérìssables et par des attaches de civiliaation et de tendances communes aux deux grandes nalions qui viennent d'aider l'Italie à s'affranchir. le Gouv. du Roi ne pouvait leur témoigner une amitié plus éclairée qu'en n'encourageant ni chez l'ime ni ebez Pautre, par aucune adhésion, des instinets de rivalile et de lune qui appartiennent à un autre age. L'Italie doit et peut, dans une certaine mesure, contribuer à sauvegarder le principe de nationalité des atteintes que Ini porierait le réveil de ces baines de peuple à penule oubliées depuis 1813. Pour qu'elle puisse exercer une action utile en ce sens, il est de la demière ìniportance que Pindépendance complète de notre poli* tique soit audessus de tout soupeon, et que Pon ne puisse plus prétexter méme d'une apparente pour insinuer que nous apportons dans les conseils européens les inapirations d'une autre puissance.
Teli e est Pinterprétation que comportaient les instructions, si nette d'ail-leurs, émanées de S.E. le Conile Campetto. Le langage des raembres de la Legation et le mìen s'est règie en eonséquence, et nous avons pn recucillir des témoignages de Peffet favorable que produisit dèa le principe Pattitude da Gouvernement du Roi.
) Sottolineato nel teato.