Rassegna storica del Risorgimento

BLANC ALBERTO <>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno <1969>   pagina <284>
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Filippo Mazzoni
Le trait caraetérìstique de la Conférence a été celui-ei: pendant que les séances se suivaient avec rapìdité et succès, et que les plénipotentiaires, tona fort désireux personnellement d'éviter une rupture apportaient tous ieura aoins a aplanir les difficultés, la sitnation n'a pas cesse au fond. on peut Taffirmer sans risque d'exagération, d'etre jusqu'au dernier moment réellement dange* rense. Le danger ne venait pas, bien entendn, des difficultés soumises à la Conférence; eDes étaient loia d'etre insolublcs, cornine l'événement l!a prouve; il y avait d'ailleurs accord en principe entre les puissances intéressées, avant meme l'ouverture de la Conférence, sur les solutions à y donner. Mais la situa* tion était si tendue entre la Prusse et la France; le parti belliqneux, fcrès fort à Paris, désirait tellement une guerre prochaine; on semblait enfin si convaincu à Berlin qu'il faudrait inévitablement vider tot ou tard une querelle de supré* malie avec la France, que le Prince de La tour d'Auvergne el le comte de Bernstorff ont craint jusqu'au bout, ile l'ont dit eux-mémes, que le moindre embarras de détail, venant enflammer des susceptibilités déjà trop excitées, ne fìt éclater l'orage par dessus la téte des plénipotentiaires.
Le 8, lendemain de l'ouverture de la Conférence, on remarqua qu'il y eut tonte la journée un écbange exceptionnellement actif de dépèches télé-graphiques entre le Ministre de Prusse à Londres et son Gouvernement. Le soir, après une reception chez Lord Stanley, à laqnelle je me trouvais, le comte de Bernstorff disait devant moi qu'il avait déclaré à ce personnage qu'il serait obligé de se retirer sans retard de la Conférence si le Cabinet britannique persistait dans ses répngnances à garantir la neutralité du Luxembourg; le Comte de Bernstorff avait meme pria sor Ini d'ajouter à Lord Stanley qu'en ce cas le Baron de Brunow se retirerait ausai: témoignage de l'ctroit accord de ces denx plénipotentiaires. Lord Stanley, sur ces entrefaits, disait confiden-tiellement au Marqnis d'Azeglio qu'il ne prendrait pas la responsabilité de faire manquer la conférence en refusant définitivement la garantie en qnestion; 31 était visible qu'il n'était pas faché d'avoir la main un peu forcée, et de pouvoir dire à ses collègues, en conseil des Mmistres, qu'il y avait nécessité d'accorder la garantie pour éviter une rupture avec toutes ses conséqnences. Mais il se produisait dans beaucoup de cercles à Londres, surtout dans le monde des affaires, une vive opposition contre l'admisdion de cette garantie, QÙ l'on croyait voir un engagement compromettant; quelqnes uns des minisires partageaient ce scrupule, et il n'était pas impossible que l'hésitation du Cabinet durat quelqnes jonrs encore.
Les nouvelles qui arrivaient justement alors des armemens plus actif que jamais de la France et de la Prusse on disait meme en bon lieu que celleci était prete à mobiliser une partìe de son armée faisaient apprébender beau* coup les conséqnences d'un tei retard. L'on éprouva une vive salisfaction lorsque dans la séance du lendemain 9, après un conseil de Ministres, Lord Stanley annonca l'acceptation par rAnglcterre de la garantie collective de la neutralité du Luxembourg.
Des inquiétudes plus graves encore car cette fois il ne dépendait pas de PAngleterre de les dissiper, régnaient dans la soirée du 9 et dans la journée du 10, sur la qnestion du tenne de Pévacuation du Luxembourg par les Prussiens. Le chev. Nigra ra'a con firme qu*à Paria on était Uvré à ce moment là a de grande incertttndes, et que des diftìcultóa, des conditions ou des lemporisa-tions mises en avant par la Prusse auralent pn tout gater et rendre sans déìai la guerre inévitable. Les instruetions conciliaiites adressées sur ce point