Rassegna storica del Risorgimento

BLANC ALBERTO <>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno <1969>   pagina <285>
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La conferenza di Londra del 1867 285
de Berlin au comte de BernstorfT le vendredi 10 firent naturellement plus grand plaisir à l'ambassade de France, fort amie de la paix, à Pexccption de l'attaché militaire; mais on remarqua beaucoup qu'il se mélait à ce plaisir une surprìse réelle. Le Prince de Latour d'Auvergnc, qui allait jusqu'à se dire décide à modifier au besoin les instruciions que lui enverrait M. de Moustier si elles lui semblaient de nature à entraver les négocialions, ne s'attendai! pas à une condescendance si prompte de la Prusse. D'après ce que le cbev. Nigra m*a dit de son coté, le parti qui, à Paris, veut la guerre a été désagréablement snrpris de ces concessions prussiennes; il soùhaitait et il attendait quelques tergiversalions qui amenassent un coup d'éclat de la pari du Gouvernement francais.
En résumé, de méme que la qUestion du Luxembourg n'était pas la canse la plus sérieuse du conflit, et n'avait acquis de la gravite que pare eque la Prusse et la Franco semblaient l'avoir cfaoisie comme occasion de vider une querelle de rivalité, de méme la solution si ai sé e de celte question n'a pas été la cause, mais l'efEet d'un, ebangement dans les dispositions un moment menagantes de la France et de la Prusse. La prompte réussite de la Conférence de Londres a été généralement attribuée à quelque revirement que le Ministère aura sans doute été à méme de connaìtre mieux qu'on ne l'a pu à Londres méme, et à ce que les denx puissances engagées se sont appliquées, au dernier moment, à éviter si soigneusement de prendre la responsabilité d'une rupture, que Fon a pu trouver dans leurs concessions réciproques de quoi conjurer le perii aetuel.
H était naturel que Fon se demandai au moment de clore la conférence, si tout devait se borner à un replatrage surperficiel dont le bénéfice le plus net pouvait n'étre que d'avoir gagné du temps; s'il n'y avait pas quelque ebose à faire pour développer les gemica d'apaisement definiiif que pouvait conlenir le réglement de la question du Luxembourg. II est trop évident qu'il ne pouvait s'agir d'aborder, méme de loin, les objetB delicate qui touebent à la consti tu tion présente ou future de l'ÀIlemagne, ou aux conditions territoriales de la France. Mais ne pouvait-il pas ótre utile qu'une grande puissance proposat, dans cette circonstance beureuse, de reebereber les moyens de s'entendre sur la réduction des armemens de tous les Etats à une proportion rassurante, approebant plus ou inoins, par exemple, des réductions que l'Italie apporte présentement à son effeclif de paix? Le Ministre du Roi n'aurait-il pas pu faire comprendre confi dentiellement à Lord Stanley que s'il faisait une ino tion de ce genre elle aurait notre adhésion? Mais l'improbabìHté extréme de faire accepter une Ielle proposhion, surtout par la France, et une certaine crainte de paraìtre viser à se donner de l'ùnportance en faisant des motions irréalisables, dissua­derai t le Marau is d'Azeglio de demander à cet égard des instructions au Ministère. Malgré le bruii qui en a couru, Lord Stanley ne parafa pas avoir manifèste a personne Fin ten tion de rien proposer dans ce sena; du moins le Marquis d'Azeglio et le Cliev. Nigra m'ont dit ne pas y oroire.
Quelle est donc la portée du resultai obtenn par la Conférence? Un fort petit, faudrait-il dire, si l'on en jugeait d'après la défiance profonde, d'après les invincibles inquiétudeB que la situation n'a pas cesse d'inspirer, après comme avant les négocialions, aux principi) ux bommes d'Etat anglais et aux diplomates accrédités auprès du Gouvernement de la Reine. Le jour méme où il accordai! la garantie de la neutralité du Luxembourg, Lord Stanley ne dìssimulait pas dans ses conversatlons partì enlières qu'il prévoyait le cas où une guerre éclatant