Rassegna storica del Risorgimento

BLANC ALBERTO <>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno <1969>   pagina <286>
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286 Filippo Mazzoni*
entre la France et la Prnsse mettraii en question la portée de l'engagement pris à cet égard par l'Anglctcrre; et 11 convenait que cet engagement is not ivorth a dam.* > La légation de Prusse à Londrea continue à se montrer préoc-cupée dea armemens francais, et le Conile de Bernstorff, après la signature du traile, a dit à l'un de ses collègues: Maintenant, après tout ce que nous avons concède, si la France veut nous faire la guerre, à elle toute la responsabililé des conséquences . On entend dire ca et là, dans le Corps diplomatique, que la Hollande se sent fatalement attirée dans l'orbite allemande, ce qui doit mettre en question un jour l'existence de la Belgique; et le digne ministre de Belgique, devenu il est vrai presque anglais par un mariage qui lui a constitué de grande intérèls en Angleterre, a l'air résigné d'avance pour son pays à tous les événemens.
Il est permis d'espérer toutefois qu'en éloignant le danger d'une confia-gration, la Conférence de Londres aura preparò la possibilité de le conjurer défmitivemenL C'est beaucoup d'avoir gagné du temps et d'avoir supprimé un prétexte plausible de conflit. Un nouveau prétexte, un nouveau motif si l'on veut de recommencer la partie ne se trouvera peut-etre pas de sitflt, et dans l'intervalle, les idées de droit et d'humanité que réveille de plus en plus dans les eonsciences la perspective d'une guerre non nécessaire, auront fait leur chemin et rendu cette guerre de plus en plus difficile. Il y a évidemment quelque chose de changé en Europe depuis Sadowa; il est devenu moina aisé qu'aupa-ravant de dire quelle est la première puissance militaire du continent; mais pourquoi cette situation nouvelle ne deviendrait-elle pas un état norma], plus rassurant pour tout le monde que la supremazie d'une seule puissance? Dans une visite que j'eus l'honneur de faire à Lord Russell à Richmond, l'illustre nomine d'Etat me disait: Maintenant que cette diffìculté du Luxembourg est levée, si, dans deux ans par exemple, *) la Prusse vient à réunir par des liens plus étroits l'Allemagne du Sud à celle du Nord, la France cette fois n'aura pas de raison valable de s'y opposer, et si elle le fait, tout le monde sera moralement contre elle, car l'Allemagne a le droit de se constituer corame elle l'entend . Si cette observation est vrai e, n'est-il pas permis d'en conci ure que la paix est devenue plus assurée, puisque la guerre est devenue moina justinable? C'est la stride vérité de dire qu'en France, en dehors de l'élément militaire, les hommes des divers parlis qui désirent la guerre ne la désirent qu'au point de vue transitoire et secondaire de la force qu*ils croient que la guerre donnerait à leur parti Les uns croient que la guerre consoliderai! l'empire, les autres qu'elle Pébranlerait. Mais quant à l'idée de la neressi16 d'une guerre en vue d'une extension de frontières, on par un besoin du senti* ment national, cette idée, on peut le dire sans hésitation, n'est pas celle qui domine les esprits en France. Dès lors, quelque incident survenu dans l'état des partita, quelques eourtoisies dont userai! la Prusse envers la France, polir-raient ramener les deux pnisaances à une entente dont la sage circulaire de M. de Lavallctte, h laquelle le Cabinet des Tuilerien ne s'en est pas toujours tenu; dans cea derniers temps, fournirait assurément la base.
Quoqu'il èu goit, - l en terni inani ici ces quelques notes trop librement et trop rapidement écrites, jc puis conatater, d'après ce que j'ai vu et entendu par moi-mórne a Londrea et Paris, que le Gouvernement du Roi n'a qu'à se feliciter de la manière dont il a concn et renspli sa tacilo dans ces Conjonctures.
) Sottolineato nel testo.