Rassegna storica del Risorgimento

BLANC ALBERTO <>; CONFERENZA DI LONDRA 1
anno <1969>   pagina <287>
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La conferenza di Londra del 1867 B 287
Sa noutralilc indèpendanle, sa bìeiiveillarite impartiulité, son sincère désir d'une
ennciliation oni été univcrscllenient approuvés. Le Gouvernement Frati gais, qui
se lotte liantemoni des bons ofBces de l'Angleterre, itous associe à elle en cela;
la Prusse, qui, obéissant à un préjugé trop répandu encore et qui doil dispa-
raìtrc, ne nous croyait peut-ètre pas ausai libres dans notre poliiique exlérieure,
la Prusse a vivemenl apprécié notre attitude. Le Comte de Bernstorfi" a bien
voulu me le dire, quoiqu'il se plaigne amìcalement qne nous ayona attribué
à l'Angleterre l'initiutive de notre invitation à la Conférenee, iniiiative dont
il revendique le ménte ponr le Cabinet de Berlin. Ce diplomate aime à se
vanter d'avoir décide, en 1862, la reconnaissance de l'Italie, premier pas,
m'a-t-il dit, vers l'alliance italo-prussienne. Le nuage, continua-t-il, qui a piane
sur les rapporta de nos deux pays pendant les premiere temps du ministère
du Comte de Bismark (sic) ne m'a pas trop surpris, car je connaissais les
résistances du parti conservateur, qui m'avait déclaré à moi-niéme guerre ouverte
à la suite de certe reconnaissance; cependant je n'ai manqué aucune occasion
d'en dire mon sentiment au Comte de Bismark (sic), et il finii par me dire
un jour: C'est vrai; si le Royaume d'Italie n'existait pas, il faudrait tinven-
ter >.5 ' Ce n'est pas un des moindres signes des progrès que fait l'Italie dans
ses relations extérieures que les conversions qui s'opèrent de plus en plus en
sa faveur dans des partis tels que celui des conservateurs prussiens et celui
des tories britanniques.
F.to A. BLANO
*) -Sottolineato nel testo.