Rassegna storica del Risorgimento

REPUBBLICA VENETA 1848-1849
anno <1969>   pagina <577>
immagine non disponibile

Venia* - uot 1849 577
caise à Rome, Elle exprime, aver une certame li berte, les inquiétudes da ni a ri n francuis devant les dimcultcs de la siraalion en Italie, doni le gouvernement de la France ne pouvail se déstntéresser: revolution en Sicile, Mazzini à Rome, négociations de paix entro Turin et Vienne, résistunre de Venise aux assiégeants autrichiens. Belvèze était à la Cois Conimandant du Panama et de la station francaise de l'Adriutique , ce qui expliqne la pari très importante de sa lettre consacrée au pori d'Ancóne, escale des bateaux franchia en routc pour Venise.
Sur le Iàli meni Le Piantina, de vani Venise, le 4 Juin 1849
Monsieur,
Cotte fatale parole: il est trop inni, a en ici son invaria ble application. Jusqu'à la dentière lieurc. mes propositions ont été rcpoussées avec ohstinalion, et, lorsque le canon antrichien a commencé à gronder sous les mure, le pavillon da Pape arbore à deux portées de canon, la pensée de rcsiauration dénoncée officicllement. il ne me restait plus cpi'un róle, celui de la non Irai ile; c'est dans ce róle que je me suis renfermé.
Du jonr où il y avait danger d'engager la France dans une collisimi qui pouvait n'ctrc pas dans sa politique. j'ai dii m'arrèter. Jusqu'à la dernicre hetire, j'ai fait sentir au Président que la remise en dépót de la place h la Frutice ne préjugeait rien et n*établissait qu'un setti fait: l'exclusion des Autrichiens de tous les points du littorul et la probabilità, en tous cas, de meiUeures conditians. Rien iva été comprassi, que lorsqu'il n'était plus lemps. Pai quitte Ancóne pour venir à Venise; il n'y avait à Ancóne qu'un róle de protection pour lequel un petit navire snffisait. En cas de ruptnre, je me trouve ici plus à memo de proli ter de l'appai des forts et des navires vénitiens, mais la ruptnre n'aura pas lieti, je crois.
La Répubk'que Roniaine, fléau de l'Italie dès le début, la conapro mettra et la perdra jusqn'an boat. Venise est serrée de près. Margfaera est pria; on uttaque aujourd'hui Brondolo; quelques jours encore et tout est dil. Je ne m'associe pas aux illusions des Vénitiens; les Romains leur ont porte le dernicr coup.
Que ce temps est triste et que l'i ni li ali ve prìse en Italie renfermé de dangers et de difficultés pour l'avenir! Je pense et j'espère que la di vision de 3000 hommes ne sera pas partile. Je donne l'ordre à VEuphrate, s'il la rencontre, de dire, au general qui la comma ode, qu'il n'est plus temps, et de rebrousser chemin. Si elle arrivai!, un immense danger sortirai! de là, ou tout au moins un ridicule. Ancone ne peut tenir plus de quelques jours, et, lorsque les Autrichiens y seront. ils n'en partiront plus; rctenez la donc en tout cas: c'est peine perdue, et certes il n'y a pas de ma faute. J'aurais pris, je le sais, une grande responsabilité, mais, dans les termes où je m'etais place, je ne pouvais que bien servir le pays. C'est fini, n'en parlons plus.
Je tante une démarche pour que VEuphrate lasse à Venise son ebarbon et son eau; si l'Amiral ne veut pas le pcrmettre, (et il en a le droit), il ira à Trieste, cela sera du temps perda.
Votre lettre ne m'est parvenue qu'aujmird'hui, c'est bien tard. Celle que vous m'annoncez, forame devant m'étre arrivée par une autre voie, ne m'est pas parvenue, J'espère néammoiiiH qu'il aura été trop difficile de disposar de 3000 hommes pour que l'éxpédition soit purtie; j'en aurais grand regret.
Le general Wimpffen est devant Ancóne avec une dizaine de mille hommes, de I artillerie, un nombreux pare, etc. Le general Daspre manoeuvro sur ses dcrrièrca pour isolar Ancóne de Rome; vous voyez donc qu'il n'y a rien à falce, et, lorsque catte lettre vous purvicndra, le pavillon flotterò sana doute sur la citndelle et les scntinelles antrichiennen y monteront la garde.
Pai bàie de voìr la fin de tout cela; nous somme* ici en l'air et je n'ailmets pas, bien plus, j'éhiigue de tona mes voeux les chance de revolution en France sur lesquelles on specula en Italie pour se maintonir cn état de résistance.
37