Rassegna storica del Risorgimento

REPUBBLICA VENETA 1848-1849
anno <1969>   pagina <579>
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Vento* - aoùi 1849 570
3 - que, ayajjl renasi dnna rette minimi, j'avais. a ti retour, trouvé M. Manin hésitanl et fìnulemenl loissanl érbupper -ette ocrasion d'en finir.
4 quaprès avoir interrompa le feu pendant dix-buil beure, le Autricbiens, ne voyanl pus arriver de iiégociatcurs, avaicnl rerommenré à bombardar la ville.
Ce mode d'attaque a continue jusqu'au 18 sans interrantion, et les troia quarta de rette ville monumentale soni restés. pendant eette longne période, expoaéa à nne pluie de boulets qui ont endommagé un grand nombre de palais, d'égltses, de monu­menta de toute espóne, condense la population dans le qiiarticr ctroit de Castello où le choléra a exercé des ravagcs considérables. M. Manin a manqué dn eourage nécessaire pour braver les mécontentementa des ambitieux ou des anarchisies qui pous-Baient à la résistance à outrance et il a laissé ainsi se consommer une des oeuvres de dévastalion les plus inutiles qui se puissent imaginer.
D'autre pari, les Autrirbiens ont eu le tort d'emplnyer ce moyen destrurtear, car, bloquée comme elle l'est, Veiuse devait fatalement se rendre vers la fin d'aoùt; la fantine leur assurait le sucre; l'epidemie leur venait en aide et la ville rentrait en leur possession sana qu'ils eussent aggravò les batnes naturelles qu'on leur porte par le souvenir des pertes conisdérables causées par les bombes et les boulets.
Dégoùté par le mauvais usage quo M. Manin avait fait le 4 aoót de mcs bons office, j'avais interrompu toutes relalions avcc lui; cependant toute illusion dispa-raissait devant les reali Ics donlourcnses qui accablaient Vcnise; la necessitò de trailer est devenne l'idée dominante et Manin pouss: par les notabilités de l'armée, de la marine, de la population, a dò se décider à une dentière tentativo. Il m'a écrit le 17 aoùt pour me prier de venir de nouveau confércr aves lui. Après une longue conver-saiion entre lui, le Corniti de Franre et moi, où, cornute toujours, j'ai eu assez de peine à faire formuler en termes posittfs les inteutions du Président, il a été arreté que nous nous adjoindrions à une commission composée du general Cavedalis, du comic Friuli et du comtc Medio, et que, au point où en était rédnite la ville, on traiterait aver FAutriche, en ne reclamimi de modifications essentielles BUS proposi-tions dn Marécbal Radetzky, en date du 4 mai, que sur le papier monnaie et l'amnistie. Ces deus points étaient en effet les seuls qui, (la condition politique écartée) soient d'intcrét immédiat pour Venise. Si le papier-ntonnaic n'était pas reconnu, la population de Venise n'ayant entre les maina ancun autre moyen d'échan-ge, les classes nécessiteuses surtout se trouveraient immédialemenl bora d'état de se procurer les eboses les plus néeessaires à la vie; c'est donc nne mesure de bon ordre et de bonne administraiion qu'on reclame, et elle est autant dans les intérèts de FAutricbe que dans ceux de Venise.
En ee qui touche l'amnistie, on demandali que, sauf un certain nombre de personnes désignées d'avance et pour lesquelles l'émigration serait de rigueur et rendue possible, l'amnistie fùt generale et qu'ainsi on ne laissàt pas suspendue indéiìniment sur la téle des Vénitiens la menace d'une réaction et des vengeancea politiques.
Une foiB ces idées arrétées, j'ai insistè sur la necessitò de faire pariiciper le Censiti d'Angleterre à cotte démarebe, et j'ai eu quelque diflicultc a y décider d'abord M. Manin qui n'est pas avec lui dans de bons rapporta, et le Con sul General lui-méme, qui rroit avoir à se plaindro de quelques mauvais prorédés à son égard. Quoi qu'il en soit, apre de longs efforts, j'ai rciisst à tout concilier, et, le lcndcmain, la CommÌBsion rédigeait une note au General Gorskowski et Ini annoneait Fintention de traiter, en s'nidnnt de Fappui moral et officieux dea Consuls de Fi-ance et d'Angle­terre et des Cbefs dea atationa navale des doux nations.
Le General aiitrirbien a décliné tonto médiation n tran gè re et Ics Commissaìres Vénitiens aont euls parti pour Mestre. Voi ri le resiti un de ce premier pas:
I Le Generai autriebicn. n'rtant pas uutorisé à suspcndre Ics bostilités, a seulcment promis de diiniituer on feu et, en effet, quelques bombes seulcment ont de temps autre été envoyées sur la purtìc la plus occidentale de la ville.