Rassegna storica del Risorgimento

REPUBBLICA VENETA 1848-1849
anno <1969>   pagina <580>
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580 Ferdinand Boyer
2 - Les propoBttions ont té envoyée à Mi Imi et le General a donne dee asso-rances tendoni à fa ire espérer une amnistie largo et une émigration facile;
3 - Le General a beaucoup insistè sur. l'esprit liberal qui animali le Gouverne-meni de l'Autriche et en a faii espérer une conditimi politiquc meìHeure que eolio d'autrefoìs.
Los Commissaircs som revenus assez satisfai! et espérant reprendre les nègo riations lorsque M. de Bruck sera renda a Mestre uvee les oleina pouvoirs doni il est mimi.
J'ai recò peronneliement pendant cette dentière periodo dea marques d'estiine et de confiance des hommes Ics plus élevés dans le Gouvernement et la So eie té vènitienne, et cette confiance était partagée et manifesice dans les rangs plus infé-rieurs de lo populaiion; cela serali une fausse modestie que de ne pas se féliciter d*un Kcmbl.ible succès, ci je railrilme bien moins a mon individualilé qn'fi la direc­tion nette, franche et constante qui a marqué ma conduite dès le premier jour. J'ai fait connaitre à tons que inule pensée, louic démarche qui s'écartait des idées expri-mées dans la dépèche oflìeielle du Gouvernement Francois en date du 27 avril et celle dn Cabinet Anglais dn 20 avril, était nne illusimi et que, jusqu'an boat, la politiquc de la Trance et la conduite de ses agents seraient conformes aux données de ces dépèches. Uva quelques mois. ce idées nous valaient des aniipaihies; à la dentière heure. on a reconnu que c'était sur elles qu'il fallai! s'appuyer et que le agents de la France avaicnt en le mirrile d'èlre des eonseìllers sévères pcul-ctre. mais assurcmenl inlelligents et imparliaux.
L'eseadrc vènitienne a été, dans ces dcrniers temps. l'objet d'attaques et d'animadversion assez marquées; on l'a aeeusée avec Spreté d'èlre reslée sans fora-battre au mouillage do Malamocco, et, en dernier lieu, cédant à l'impulsion de la rue, le Gouvernement Fa obligée à sortir. Mal exercés, n'ayani confiance ni en lenrs offieiers ni en eux-memes, les équipages ne se soni portés à cette sortie qu'avec mol-lesse; quelques manoenvres insignifiantes ont été faites le long de la cote; les Autrichiens, munis de bateaux à vapeur et ayant trois mois de croisière, étaient en fait mieux dispose pour le succès; ils ont cependant en general manoenvré ponr refuser le combat, et cela se coneoit: au point où en sont les eboses, que les a varice fussent considérablcs dans Fune ou dans Pan tre escadrc, elles tournaient au détriment de l'Autriche, qui ne peut manquer de récupérer les navires vénitiens en mèrae temps que la ville. Je ne sais si, d'ailleurs, à quelques exceplions près, l'état-major de la marine vènitienne n'a pas de sympatbies plus prononeées pour FAutricbe qui lui pronict une carrière, que pour Venise dont la cause est perdue.
Le 18, Fescadre vènitienne èst rentrée, ayant le choléra à bord de plus! euro navires, ci résolue, je croia, à ne plus bouger. Déjà quelques baliments de la flottille ont été désarmés.
J'ai été sollirité de favoriser l'émigrarjon des principaux personnages da gou-vernement qui tombe; il m'osi impossible de ne pas accorder qnelque chose dans ce bui. Je destine le Pluton à porter à Corfou les plus élevés panni les comprami; panni eux se trouveront san doute M. Manin et sa famille, les généranx Pepe, Ulloa, Cavedalis, Paolucci, Armandi, Marcello, Ica amiraux Graziani, Milano, Sonlo. les ministre Pesaro, eie. Le reste s'en ira sur des bateaux frétés d avance pour cet olijet. J'ai exprimé le désir qn'aueune demando no me soit faile par dea hommes teb que ommatco, Juriati, Birlori, ete, qui n'ont marqué que par Foxiigération de leurs opinion, la violence de leurs ùnte* el l'cxpression constante de leur baine pour la France.
J'ai confidile au General Pepo de remoti re, avant la copitnlalion, entre les maina du Conaul napolitani, tùie batterle montée apparteuant au Rei de Naples. C'est un ade de probitè qui servirà a disponer le Gouvernement dea Deus Siciles ii se monlrer iudulgeut pour les uflieier niipnliiiiins fori nonibreux qui soni restés iei deputa le rappel des troapes de celle natimi !.ei qui, d'ailleurs, ont eu en general jusqu'ici une conduite exempto de bla me. Le General a goti té co consci I.