Rassegna storica del Risorgimento
REPUBBLICA VENETA 1848-1849
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1969
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22 nofit
Au moment d'expédier cene lettre, le* rèponses de Milani ne 6ont pas encore arrivÀes. La canonnade a continue la nuit passée comme devimt. et ce n'est qne re soir ou dcmaiii unitili qu'on peut espérer ime réponse definitive. Lea vivres du reste soni si rares et de ai mnuvaise qualitc qne la capitulation, d'iri peu de jours. Bere nn fait de force mojeure. On appone déjà en ville Ics vivres ani formaient l'appro. visionnement de l'escadre, ce qui la condamne définitivement à rinimobilité.
II est proludile que tonte rette affaire va se terniiner, à l'arrivée dee demières proposiiions par la démission de Manin, la dissolution de l'Assemblée, la remise de tons ses pouvoirs à la Mnnicipalité, laquclle sera ebargée de consommer la reddition.
Deux jours plus tard, Belvèze oonlinuait le récit dea évènements:
Venise, " 24 aoùt 1849
Ma lettre des 21 et 22 aoùt vous annoneait la reprìse des négociations sans suspcnsion d'hostililés. Le lendemnin, M. de Bruck etani arrivò à Mestre, les Cnm-missaircs Vénitiens ont pu enlrer en ponrparles plus scrieux et le bomburdement a cesse. On s'occupe de régler les détails de la reddition.
Le General autrirbien se niontre peu traitalile sur l'amnistie; il consent à la sartie des troupe italiennes et leur acrorde des sauf-conduits pour rentrer dans leurs foyers, mais tous les offiriers, qui ont quitte depuis le 22 mars le service de l'Autricbe et soni passés au service de la Républiqne, doivent émigrer. Cette mesure frappe .-urloni en bloc la marine, et plus de cinq cents offiriers, ayant tous leurs faiuilles à Venise, soni dans l'obligation de s'éloigner.
Le papier-molinai e est admis aver une reductio n de rimpiante pour cent; d'au-tres rondilions de détail ne me sont pas encore connues.
Le Président Manin et les généraux font de lotiables efforis pour maintenir l'ordre; une rontribution en argent, dont le rerouvrement a été faii en vingl quatre heures, a pennis d'avanccr trois mois de solde aux Iroupes qui partent et vingt jours à la Marine. Hier an soir, une émeuie a éclaté; les arti 1 leurs de la Marine et des matelots, sou prétexte de differente de solde, ont d'abord fait quelques démonstra-tions tumultueuses sur la place Saint Marc; ils se sont ensuite portés à Cuna' Reggio (terrière quelques barricades et se soni éiablis au Piazzale et à San Secundo dont ils ont tourné les canon* vers la ville; on a battu la generale et ils sont depuis entourès d'un cordon de iroupes. Le moment actuel est le plus difficile qui se soit présente; l'escadre reni re; les offiriers qui commandent les bàli nients et ceux qui rommandent les fortn evisent au plus presse, abandonnent leurs postcs et s'oecupent
t) Uriti., t"' 295-298. Aux rcroerciments de Manin, Belvèze répondil par colte lettre, publice pur A. DB LA FORGE, op. cit* IL p. 439:
Venise, le 26 aoù 1849 Monsienr,
Je conserverai uvee bonhetrr le souvenir qui me parvient d'un bommo dont la fermeté ei ita talenta ont etc à la huuteur d'une des situafions Ics plus difficile que je lonnuisae.
Piaceli a dea poiuts de vnc lrèn différenif, nous noua somme* toujonrs irouvés d'ac-cord quand il s'est agi de chosea droites, honnntas et patriotiques. l'esperò quo des jours mei I leurs luironi pour vous et pour voi re patrie a la quelle je ite pourrai cesscr de porter toujonrs le plus vii interdi et pour laquclle je suis henroux d'avole pu faire quelque rbose d'utile.
Agréez, Monsieur...