Rassegna storica del Risorgimento

REPUBBLICA VENETA 1848-1849
anno <1969>   pagina <582>
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582 Ferdinand Boyer
de leurs flffuircs, et de leur dòpart. Le équipages tendimi n (te réunir au novali de* soldati* en révolte groupés a Ciana' Reggio, et de là petit sortir une journée facheuse qu'on esaieru, je pen.se, de conjnrer uvee do Fargent.
Au moment où j'òcris, un oflìcier d*Etat-Major autric-liien est entrò ù Vcnise et va communiquer à l'Escadre Imperiale l'ordrc de laisser entrer les vivres. La ménte liberto d'approvisionnemenl a liei! vera les lagune*, lù où les soldati; ròvoltòs n'interecplent pus les Communications.
Aujourd'hui les poiivoir* devaient ótre remis à la Mnninpalitc et lundi, prona blement. les Autrichiena entreront en possession de la ville et des forts. Dès quo les Chefs du Gotivernemcnt anronl décide leur dòpart. le Pluton les porterà à Corion. Le reste de l'òmigration se fera peti à peu et par des navires de commerce. Les saiif-eonduits, que l'Atti ri che promct d'acro rder, la rendront facile; mais la grande diflieulté sera de trouver, polir ces personnes, une terre hospitalière. Saul quelques individui; dont la situation est speciale, je conseille an plus grand nombre de ne pas se diriger sor la Franee.
Le Brasier, ani pari pour Toulon, a pour passagers des Francais mnnis de passeporls en règie et le General Paolucci, ex-membre du Gouvernement Provisoire, ex-Commaudant do fori de Marghera, et qui a dù se réfugier a bord, poursuivi par des accusations de trabison. C'est une destinée frequente en Italie de voir imputer à trabison l'insuccès d'une défense ou de tonte autre entreprise militaire. Le General Paluccx va en Piémont où il a de nombrenses relatìons et où il est à peu près assuré de pouvoir prendre du serviee.
Le renvoi du Brasier en Franee a pour motif essentici le mauvais état du navire et la nécessité de lui faire faire son voyage avant la mauvaise saison, car aucun ordre. aucune instruclton ne m'csl parvenue depuis plus de deus mois, ni de Paris, ni de Toulon.
2 heures après midi
M. Manin, dont la parole exerce sur le peuple de Venìse une influente puissantc et souvent heureuse, s'est présente au Piazzale; sana prendre d'engagements formels, il a calme l'effervcecence, a fait arrèter quelques meneurs et a ramené le reste. Les posilions soni occupées par la gendarmerie et les Suisses, et désormais à l'abri de l'invasion des émeutiers.
La ville eBt calme et monte, les magasins fermés; on attend. Les Commissaires négociateurs sont retournés à Mestre, on règie les détails de l'occupation, on discute les termes de l'amnistie. Le General de Hess est retonrné à Mìlan pour en faire modifier, tempérer les effets, surtont en ce qui touche la Marine.
La Municipalité a refusò les pouvoirs déposés entre les mains de M. Manin. Elle a excipé de l'influence, de lliabileté et du crédit du Président sur la population et a fait appel à son dévouement et à son patriotisme pour conserver jusqu'au bout la difficile mission de maintenir l'ordre dans la ville,
J'ai l'honneur...
Le 27 aout 1849, Belvèze, à bord du Solon ' écrivit an ministre:
Les A UlrichÌCIIK sont maitres de Venise; je vous adresse ci-joint les deux actes qui ont amene hi redditìon de la ville,
Ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le dire, le Pluton porte à Corion les prin-
t) libidi f"' 209-3OO, Quand cette lettre fui, enregistrée an Minìstère de la Marine, il fui note qua les deux actes annoncés par Belvèze manquaicnt. Copendant deux documenta snJvent cette lettre: au folio 301, radiche, publiée par le podestà Correr qui donnait la liste, dressée par le general Gorakowski In 2-i uoiìu des quaranta personna-ges contraintB à l'exìl; au folio 302, une feuille do journal sans titre reproduisant