Rassegna storica del Risorgimento
REPUBBLICA VENETA 1848-1849
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Venite - aoùt 1849
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Belvèze jugea convenable de quitter momenlanément Yenise avec le Panama, et ce lui de Triestel) qu'il écrivit au Ministre de la Marine le 4 septem-bre 1849:
Dès que les émigrés ont été parlis de Venise, je me suis hfitc de m'éloigner. Le Marèchal Radetzky devail venir taire tuie visite, passer une revue, chanter un Te DtUm, etc. etc. Il m'a semblé plus séan d'otre absent que d'avoir à m'associer à ces ovations faites au milieu d'un peti pie doni la conduite pendant celle revolution avail, au boul da compie, meritò louies nos sympaihies. Le Maréchal est reparti après avoir passe qnarante liuit heures dans dea fétes auxquelles I'armce seule parait avoir pria pan. L'Empercur d'Autrichc est annoncé à Trieste pour le 16 de ce moia; je resterai jusqu'à cette date et je prendrai pari, comme il convieni, aux honneurs qui lui scronl rendus.
L'ofiìcier francais revinl, dans cette lettre, sur le cas des exilés de Venise:
Le Gouverneme.nl Ionicn n'a pas soascrit sans peine au débarquement de ces personnages dans les iles; je ne sais s'il ne prendra pas quelques mesures pour les torcer à aller vivrc ailleurs. Il y a dans cotte liste plusieurs hommes dont le séjour en pays étzanger est, je crois, sans inconvénient et j'ai déjà eu l'honneur de vous signa-ler panni eux M. M. Tommaseo et Sirtori comme devant ciré repoussés des rivages de la France. Le premier, homrae exalté qaoique déjà avance en àgc, a loujours fait au gouvernemenl moderò de M. Manin une opposition énergiqne, violente et il appartieni essenticllemenl à cette classe de démagogues exaltés dont Mazzini est le chef; l'autre est un prette défroqué, d'une fougue et d'un courage indomptables, aussi dispose a descendre avec un fusi! dans la me qu'à taire de la propagande dans un club, ennemi ardent da Gouvernemenl de la République, et que j'aurai era doué d'assez de fierlc pour ne pas venir implorer la proteclion d'un pavillon qu'il a souvent insultò. 1) Je declino de nouveau toute espèce de participation à la concession qui lui a été faite d'un pas. sage sur le Platon. J'insiste pour qu'il soit à loujours repoussé des front ières de France.
Mais Belvèze, s'étendil plus longnement sur la siruation à Venise après les preniières decisions des aulorités aulrichiennes rétablies:
Le premier* actes du Gouvernemenl Autrichìen à Venise ont été des actes de ri gii eu r peu motivés et des actes d'administration facheux pour le présent et l'avenir de ce pays. La mise en état de siège, le désarmement general, Pobligaiion de rentrer chez BOI à dix heures et demie etc. onl blessé et attristé la population qui s'était montrée, dèa le premier jour, sinon satisfalle, da moina tolérante et paisible.
i) IbhL, f" 305-306.
2) Manin intervint pour Sirlori auprèa da Vasseur, Consal de France à Venise. et. PI.ANAT, op. cit., H, p. 400:
Venise, 25 aout 1849 Monsieur,
M. Sirtori, que vous connaÌBsez, désirc Stre accudii! dans le baloau à vapeur francai qui pari aver. lev prinripaux coiupromis. Il est certainement du nombre de ceux qui ont défendu avec le plus d'energie le cause de l'indépendance de leur patrie. Pottr-tant, je crei devoir VOUB le recommandor.
Veuille?, agréer...