Rassegna storica del Risorgimento

BANDIERA (FRATELLI)
anno <1919>   pagina <584>
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d'importations sur les blós ótrangers partioulièrement avec le pavil-IOIL non national soat ici tellement exorbitants que la concurrence n'est guóre possible avec les blès indigènes. La richesse du sol et l'abondance aux marchós, rendent rarement nécessaire la suspension de la loi: elle a eu lieu il y maintenant cinq aus et elle a été jugée nécessaire cette année - ci à cause de l'espèce de disette dont on se plaint génóralement dans toutes les provinces du royaume. Oet état de malaise n'a cependant point cause jusqu'à présent d'incon-venients sérieux: le mouvement qui avait eu Heu dans la province de Bari et dont je vous ai entretenu dans mon dernier rapport n'a pas eu de suite. Le Ministre de la Police, qui, ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le dire,s'était immódiatement rendusurleslieux, n'est pas encore de retour: il par court maintenant le provinces septentrionales du royaume qui forment la frontière des (Etate Pon-tìficaux, du cote des quels paraissent surgir des graves inquietudes.
3.
Naples, 14 mars 1844. Béservée.
Dans un moment où une inquiétude generale fait tourner les yeux vers quelques Provinces de l'Italie et ou V on parie des no-veaux efforts de la propagande et de la necessitò d' une interven-tion, il est de mon devoir, monsleur le Comte, de vous entretenir d'une manière plus explicite de l'état intérieur de ce royaume et des craintes plus ou moins sórieuses qu' il doit inspirer.
Je suis fachó de ne pas étre dans le eas de pouvoir vous donner des nouvelles entièreinent rassurantes à ce sujet. La tranquillitó generale continue, il est vrai, à ne pas ètre troublóe et il faut mème espórer que la dernière loi sur la libre admission des grains étrangers produise un bon effet et rende le pain meilleur mar­cile ; mais on ne peut pas se flatter que cette bonne disposition suffise pour dissiper entièrement la misere publique, laquelle tient à plusieurs causes réunies qui 1' ont portóe cette année et dans plusieurs provinces à un très liaut point de malaise, n'est oependant pas de nature a pouvoir de soi - meine donner des craintes só­rieuses, mais ne pourrait - il pas 6tre exploitó par le parti anarchique, et rendu plus populaire un mouvement róvolutionnaire ? Il ne doute point que le Gouvernement ne eoit attentif sur ce poinfc et le voyage rócent du Ministre de la Police en est une preuve, mais