Rassegna storica del Risorgimento
BANDIERA (FRATELLI)
anno
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1919
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pagina
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585
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Nuovi documenti sull'eccìdio< de' fratelli Bandiera fe8
avant tout il faut se demandar s'il y a un Gouvernement dans ce pays, ou pour mieux dire si celui qui existe en merita le nom. Il est fort pénible, monsieur le Genite, de devoir vous dire que toutes les notipns que j'ai ,!té dans le cas de vous donner au far et mesure à cefc egard n'ont fait qu' augmenter d' entensité. On a vu des G-ouvernement en Europe marcher sous une nullitó Boyale et avec de bons Ministres; on en a vus d'autres, ou un grand Sou-veraiu a pu régner et gouverner à seul, mais nous voyons ici l'in-capacitó róunie a la présomption et un Gouvernement qui marche tàtonnant et qui se joue de la gravitò de sa haute ntission, un manque absolut d'unito et de eonfìance entre le Boi et ses ministres etpeu d'estime réciproque, rien qui puisse donner cette force morale si nécessaire pour faire respecter une administration. Le jugement le plus sevère et les accusations les plus graves sont portées en outre contro quelques-uns des principaux Ministres et le Confesseur du Boi et on peut dire que le Gouvernement avec toutes ses fai-blesses pose journellement dans toute sa nudìtó devant les yeux du public. De tels ólóments ne sont pas rassurauts ; je sais bien que le peuple napolitani est de sa nature tranquille et docile et que l'on a généralement envie de repos; mais comme il ne manque pas de ceux qui travaillent à miner l'ordre de choses éxistant que beaucoup de personnes coopéreraient à son renversement à la première occasion favorable, qu'un plus grand nombre sans ètre ré-volutionnaire dósireraient des formes libórales, et qu ' infin la parfcie raisonnable du pays volt clairement l'incapacité du Gouvernement. Il s'ensuit tout en admettant que le Boi est ferme dans ses sentinients monarchiques et que la grand majoritè" du pays veut rester tranquille, que les craintes, dont j' ai eu l'honneur de vous parler au commencement, ne sont que trop róelles et qu' il est de notre devoir de les porter à la connaissanoe de nos Gou-vernements.
Naples, 18 mars 1844.
Nous avons eu avant hier une alarme, qui n'a heureusement point eu de suifces graves, mais qui a provoquó des mesures rigou-reuses du Gouvernement. Voici de quoi il a <tó question.
Dans un petit village près de Cosenza dans les Calabres le peuple, poussé par la feim et insfciguó apparòmment par des malin-tentionnés, s'est róuni et est allò attaquer et piller des magasins