Rassegna storica del Risorgimento

CARTEGGI (MAZZINI-RUNCALDIER); MAZZINI GIUSEPPE LETTERE; RUNCAL
anno <1970>   pagina <235>
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Papiers d'Angelo Umiltà 235
n'a pas été puh! ié.ll Le texte man user it perniile en avoir élé conserve et non en citerons le passage peut-étre le plus caraciéristique: G. Mazzini fu dunque il precursore in Italia di codesta rivoluzione sociale, che si compirà in un avve­nire non lontano: egli si adoprò infaticabilmente per rialzare la dignità, la moralità della classe diseredata e per acquistarle il diritto di entrare nel con­sorzio della civile società . -'
Dès lors Runcaldier ne semble plus guère s'etre manifeste jusqu'à sa mori survenue le 30 aoùt 1884. A ce moment ses papiers furent recueillis par son ami Angelo Umiltà, figure originale doni il nous faut dire quelques mots.
Né le 20 octobre 1831, à Monteccbio, province de Reggio Emilie, dans une fami Ile nombreuse. Angelo Umiltà, à 13 ans, ne savait encore ni lire ni écrire.3 Mais, sous la direction d'un bon prétre, il acqui! alors les rudiments da savoir et combla rapidement son retard, suivant Fècole primaire puis le col­lège latin où il acheva sa rhétorique à 18 ans avec un premier prix.
Les événements de 1848-1849 interrompirent ses étndes; son pere, ancien carbonaro, fut i'organisateur, avec Antonio Reverberi, du premier bataillon de voloniaires pour la Lombardie et le jeune horame s'associa à ses activités. De 1849 à 1859, il fut de toutes les conspirations. Plus tard, écrit-il, le comie Bojardi. Pontoli et Oavoli m'enrólèrent panni les colporteurs des publica-tions clandestines de la Società nazionale italiana dont les innombrables affi-liés, sous l'inspiration de Cavour et sous la direction du Sicilien Giuseppe Lafa-rina, activaient la revolution de 1859 et precipiiaieni le mouvement militaire de 1860 .4) A Reggio, Brescia, Mantoue, Parme, Umiltà piagati ses publications avec lesquelles il bourraii les pendules genevoises dont il faisait alors la repré-sentation. En février 1859, il gagna le Piémont avec une cinquantaine de voloniaires quii presenta à Lafarina. Il fit tonte la campagne, refusani le brevet d'officier qu'on lui offrii, et fut attaché militaire de la junte de Reggio, présidée par son frère Albino. Malade, il ne put prendre part à l'expédition des Mille.
En 1867, il éiait employé à la préfecture de Milan, quand il apprit qu'un mouebard, le baron chevalier Francois Mistrali, s'éiait faufilé dans les rangs du parti républicain. Umiltà quitta sa place, mena une enquèle et le dénonga publiquement, ce qui lui valiti un procès en diffamation où il fut condamné. Pour échapper à la prison, il se réfugia en Suisse où il enseigna deux ans durant à Lugano. B> En 1870, il servii cornine infìrmier dans la bande républi-caine qui entra dans la Valteline. "' Après la proclamai ioti de la République
*) L meeting iena le 17 mare 1872, uu Cirque de Plainpalais, avait été organisé par une rommibsiori fornici! de: C. C. Poussier, A. Umiltà, A. Zanetti, F. Zamperini, Runcaldier, F. Pescando!, G. B. Malagrìda, G. Cerniti, Volontà, Clerici, Valseceli!, Cottie, M. Strada, T. Saffi, Cfr. La Suisse radicale, 16, 19, 20 et 23 mar 1872.
2) 4 p., papiers Umiltà, Archive de l'Etai, Neuchfitcl (= AEN). En 1871. il semble avoir projeté une tradoction francrise des oeuvros de Mazzini ; cfr. SEI, t. 1, pp. 70-71.
8) Tona les renseignementa ridatili à non existenco jusqu'cn 1860 soni lirés d'un fragment d'antobiographie roséré dans son ouvrage pouthunie: llistoire d'une utopie. L'idée de paix a traverà les siècles, NeuchfiteL I... A. Borei, 1911, 322 p.
*) /Wa, p. 12.
*) Mémoire ad resse att Consoli federai par M. Angelo Umilia réfugtS poliliquc. Imprimerle cooperative, Genève 1873, 40 p.
0) il Piccolo Italiano, 3 ooùt 1879, Genève.